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Jean 5.1-9

La piscine de Bethesda

Tradition ou Miracle ?
Par : Michel Mazzalongo

Dans Jean 5.1-9, l'apôtre rapporte l'histoire d'un homme qui était infirme depuis trente-huit ans, attendant près de la piscine située près de la Porte des Brebis à Jérusalem. Le texte décrit des foules de malades qui s'y rassemblaient, espérant la guérison lorsque les eaux étaient remuées. Certaines versions de la Bible, y compris la NASB 1995, ajoutent l'explication qu'un ange du Seigneur venait remuer les eaux, et que le premier à y entrer ensuite était guéri.

La difficulté est que les versets 3b-4 n'apparaissent pas dans les plus anciens et les plus fiables manuscrits grecs. La plupart des érudits s'accordent à dire qu'il s'agissait d'une addition ultérieure du scribe destinée à clarifier pourquoi des gens étaient allongés autour de la piscine. Des études archéologiques sur la piscine de Bethesda confirment qu'il s'agissait d'une structure à double bassin avec des sources intermittentes. Le bouillonnement de l'eau était très probablement un phénomène naturel qui est devenu la base d'une tradition locale concernant une activité angélique.

Deux vues principales existent : certains soutiennent que le remous était véritablement miraculeux, une manière unique dont Dieu a accordé la guérison, semblable au serpent d'airain dans Nombres 21 ou au lavage de Naaman dans le Jourdain (2 Rois 5). D'autres affirment qu'il s'agissait d'une croyance culturelle, un élément du folklore juif associant des phénomènes naturels à une intervention angélique. Si tel est le cas, Jean ne fait pas l'éloge de cette histoire mais rapporte simplement ce que les gens croyaient, comme le montre la parole de l'homme malade : « Je n'ai personne pour me mettre dans la piscine quand l'eau est agitée » (Jean 5.7).

Le point principal de Jean, cependant, n'est pas de savoir si un ange agitait la piscine, mais que Jésus Lui-même est la véritable source de guérison. L'homme qui ne pouvait pas gagner la course jusqu'à l'eau a trouvé la plénitude immédiate par la parole du Christ.

La leçon d'aujourd'hui est que beaucoup placent encore leur espérance dans des superstitions, des rituels ou des équivalents modernes – des voyants, des cristaux de guérison ou des systèmes de prospérité – croyant que ceux-ci apporteront soulagement ou bénédiction. L'évangile nous rappelle que la véritable guérison, qu'elle soit du corps ou de l'âme, ne vient pas d'une invention humaine ni de lieux mystiques, mais de la puissance de Jésus-Christ.

Note : La traduction de cette leçon a été réalisée électroniquement et n'a pas encore été révisée.
Questions à discuter
  1. Pourquoi pensez-vous que certaines personnes sont attirées par des traditions ou des rituels qui promettent la guérison ?
  2. Comment le récit de Jean déplace-t-il l’attention loin de la piscine pour la porter sur Jésus ?
  3. Quels exemples modernes de confiance mal placée pouvez-vous identifier, et comment l’évangile corrige-t-il ces situations ?
Sources d'information
  • Discussion ChatGPT sur Jean 5:1-9 (septembre 2025)
  • Carson, D.A. L’Évangile selon Jean. Eerdmans, 1991.
  • Kostenberger, Andreas. Jean. Baker Exegetical Commentary on the New Testament, 2004.
  • Keener, Craig S. L’Évangile de Jean : Un commentaire. Hendrickson, 2003.
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