L'Évangile est le Seigneur du MDR

Dans Matthieu 12, Jésus confronte les pharisiens à propos de leur interprétation légaliste de la loi du sabbat. Ses disciples avaient cueilli des épis de blé le jour du sabbat, et les pharisiens les accusèrent d'enfreindre la loi. Jésus répond par trois exemples puissants – de David, des prêtres et du prophète Osée – pour montrer que la miséricorde et l'intention de la loi comptent plus que le respect rituel. Puis Il déclare : « Le Fils de l'homme est maître du sabbat » (Matthieu 12.8), signifiant que c'est Lui – et non la tradition, ni les décisions rabbiniques – qui est le véritable interprète et accomplissement de la loi du sabbat. Son autorité et l'évangile qu'Il apporte clarifient le but et l'esprit des commandements de Dieu.
Cette confrontation reflète un problème plus large qui perdure aujourd'hui : la tendance à élever les cadres juridiques au-dessus de l'esprit rédempteur de l'évangile. Un exemple clair se trouve dans la manière dont certains abordent le débat sur le Mariage, le Divorce et le Remariage (MDR).
Comme les pharisiens avec le sabbat, certains enseignants aujourd'hui construisent des arguments juridiques détaillés sur qui peut se marier, divorcer et se remarier – avec jurisprudence, organigrammes et jugements contraignants. Ces positions, souvent fondées sur la logique humaine plutôt que sur la clarté de l'évangile, réduisent des histoires personnelles complexes à des décisions techniques. Ce faisant, le cœur de l'évangile – la grâce, le pardon, la réconciliation – est parfois perdu. Par exemple, une personne pardonnée de ses péchés passés par le sang du Christ peut encore se voir dire que son mariage est illégitime à cause d'un divorce antérieur à sa conversion, comme si l'évangile ne pouvait pas pleinement purifier ou sanctifier sa situation de vie actuelle.
En revanche, Jésus enseigne que l'Évangile est Seigneur sur toute loi, y compris le sabbat, les lois alimentaires, et oui – la loi du mariage. Il n'abolit pas la volonté morale de Dieu concernant le mariage, mais Il l'accomplit et l'applique avec grâce et vérité. Le Nouveau Testament ne présente jamais la MDR comme un nouveau code légal à administrer par les tribunaux ecclésiastiques. Au contraire, l'Évangile appelle les croyants à la repentance, à la foi et à une vie sainte à la lumière de la miséricorde de Dieu. Il enseigne que tout péché – qu'il concerne l'immoralité sexuelle, le divorce ou l'adultère – peut être pardonné, et que ceux qui sont en Christ sont de nouvelles créatures, non des prisonniers de leur passé (2 Corinthiens 5.17).
Cela ne signifie pas que le mariage est sans importance ou que les limites morales sont effacées. Tout comme Jésus n'a pas rejeté le sabbat, Il ne rejette pas le mariage. Mais Il recentre la discussion sur l'intention de Dieu et la puissance rédemptrice, et non sur les règles humaines. L'esprit légaliste qui dit : « Vous ne pouvez pas être en paix avec Dieu à moins que votre statut marital corresponde à ce tableau », n'est pas différent de l'esprit qui disait aux disciples affamés : « Vous ne pouvez pas manger le sabbat, même si vous en avez besoin. »
L'évangile est le Seigneur de MDR parce que Jésus est le Seigneur de tous. Lui seul juge avec justice, non selon les apparences ou les catégories humaines, mais selon le cœur. Si nous croyons vraiment au pouvoir de la grâce, alors nos conseils, notre enseignement et notre communion doivent refléter la miséricorde rédemptrice que l'on trouve uniquement en Lui.
- Comment l'enseignement de Jésus sur le sabbat révèle-t-il l'objectif plus profond de la Loi ?
- De quelle manière les débats modernes sur le RIM reflètent-ils un esprit légaliste ?
- Comment pouvons-nous nous assurer que l'évangile reste central lorsque nous abordons des questions morales ou relationnelles complexes ?
- Version de la Bible : Nouvelle Bible Américaine Standard 1995 (NASB1995)
- Discussion ChatGPT intitulée « L'Évangile est Seigneur de MDR » – 22 septembre 2025
- Daniel B. Wallace, *Grammaire grecque au-delà des bases*, Zondervan, 1996 – analyse de « Fils de l'homme » et de l'aspect verbal dans Matthieu 12:8
- Everett Ferguson, *L'Église du Christ : une ecclésiologie biblique pour aujourd'hui*, Eerdmans, 1996 – légalisme et grâce dans les enseignements de l'église
- F. F. Bruce, *Les paroles difficiles de Jésus*, InterVarsity Press, 1983 – interprétation des textes évangéliques difficiles incluant les passages MDR

