Quand le désir devient identité - Partie 1
Pourquoi le péché lié aux relations homosexuelles persiste-t-il et s'enracine-t-il dans la culture ?
Introduction : La persistance nécessite une explication
Toutes les fautes ne perdurent pas de la même manière. Certaines éclatent brièvement et sont contenues par la conscience ou les conséquences. D'autres s'installent, gagnent une légitimité culturelle, et finissent par exiger une affirmation morale. La persistance du péché homosexuel dans la société moderne ne s'explique pas uniquement par l'accès, l'opportunité, ou même le désir. Les Écritures nous orientent vers une explication plus profonde – une explication enracinée dans la relation entre le désir, l'identité et l'autorité.
1. Du désir à la définition de soi
Bibliquement, le désir est censé être gouverné par le dessein de Dieu, et non élevé au rang de vérité personnelle. Cependant, la culture moderne inverse cet ordre. Le désir est traité comme auto-révélateur, voire auto-autorisant.
Lorsqu'un désir devient la lentille à travers laquelle une personne comprend qui elle est, l'évaluation morale est déplacée. Ce que l'Écriture considère comme un comportement à réguler est redéfini comme une caractéristique essentielle du soi. À ce stade, le désaccord moral ne semble plus correctif – il semble existentiel.
Cette transition du désir à l'identité confère à la péché homosexuel une durabilité culturelle. Les comportements peuvent être remis en question. Les identités exigent une protection.
2. Aperçu théologique de Romains 1
L'argument de Paul dans Romains 1 ne commence pas par le comportement sexuel. Il commence par l'autorité.
L'humanité, dit-il, réprime la vérité à propos de Dieu et échange le Créateur contre l'ordre créé. Lorsque Dieu n'est plus reconnu comme l'autorité définissante, le désir devient auto-interprétatif. L'acte de Dieu de « les livrer » n'est pas une punition arbitraire ; c'est une permission judiciaire pour que l'humanité poursuive ce qu'elle a déjà choisi.
Le comportement homosexuel fonctionne dans l'argument de Paul comme un signe théologique, et non simplement comme une défaillance morale. Il représente une réorganisation visible de la création elle-même – l'homme et la femme ne sont plus reçus comme des dons complémentaires, mais réimaginés selon un désir autonome.
Cela rend le comportement particulièrement résistant dans une culture engagée dans l'auto-définition.
3. La plausibilité morale à l'ère thérapeutique
La société moderne évalue la moralité principalement à travers des catégories psychologiques :
- Épanouissement
- Authenticité
- Consentement
- Bien-être émotionnel
Les relations entre personnes de même sexe peuvent être présentées comme moralement plausibles dans ce cadre. Elles semblent aimantes, mutuelles et valorisantes. Parce que les dommages ne sont pas immédiatement visibles, le comportement est considéré comme neutre voire vertueux.
Les Écritures, cependant, évaluent la moralité à travers l'ordre de la création, et non la satisfaction thérapeutique. Ce qui semble épanouissant peut encore être désordonné. La persistance survient lorsqu'une société remplace les catégories de Dieu par les siennes.
4. Pourquoi le retranchement suit la normalisation
Une fois qu'un comportement est normalisé, il doit finalement être défendu. Une fois défendu, il doit être célébré. Une fois célébré, la dissidence devient dangereuse.
À ce stade, la question n'est plus l'éthique sexuelle. Il s'agit de qui a l'autorité pour définir le bien et le mal.
Le péché homosexuel persiste non pas parce qu'il est particulièrement tentant, mais parce qu'il s'aligne avec une conviction culturelle plus profonde : Je suis ce que je désire être.
Pourquoi c'est important
Si l'Église ne comprend pas pourquoi certains péchés persistent, elle appliquera mal comment les traiter. Ce problème ne concerne pas principalement la modification du comportement, mais l'autorité sous laquelle une personne vit. L'Évangile doit donc confronter l'autorité mal placée avant de pouvoir correctement aborder le désir désordonné.
Questions à discuter
- Pourquoi la redéfinition du désir en tant qu'identité donne-t-elle l'impression que le désaccord moral est personnel plutôt que correctif ?
- Comment Romains 1 présente-t-il le trouble sexuel comme un symptôme plutôt que comme un point de départ ?
- De quelle manière la culture moderne a-t-elle remplacé l'éthique fondée sur la création par une éthique thérapeutique ?
Sources d'information
- Schreiner, Thomas R., Romains, Baker Exegetical Commentary on the New Testament.
- Wright, N. T., Paul et la fidélité de Dieu.
- Trueman, Carl R., L'essor et le triomphe du moi moderne.
- ChatGPT (OpenAI)


