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Luc 23.43

Le voleur sur la croix et la promesse de Jésus

Par : Michel Mazzalongo

Lorsque le voleur crucifié à côté de Jésus s'écria : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume ! » (Luc 23.42), la réponse du Seigneur a suscité des siècles d'enseignement et de débat : « En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23.43). Cette seule phrase a été étirée pour répondre à des questions sur le salut, le baptême, l'au-delà et l'état intermédiaire des morts. Pourtant, une grande partie de la discussion révèle plus de spéculation que d'exégèse solide.

1. La question du baptême et du repentir

Certaines personnes soutiennent que puisque le voleur s'est vu promettre la vie éternelle sans baptême, le baptême ne doit pas être nécessaire. Cependant, cette conclusion néglige deux points clés :

Alliance pré-croisée

Le voleur a vécu et est mort sous l'ancienne alliance. Le baptême chrétien pour le pardon des péchés (Actes 2.38) n'a été institué qu'à la Pentecôte, après la mort, l'ensevelissement et la résurrection de Jésus. Faire de la situation du voleur une norme pour les croyants post-résurrection, c'est confondre les alliances.

Foi et repentir évidents

Le voleur a montré son repentir en réprimandant l'autre criminel et en confessant sa culpabilité (Luc 23.40-41). Il a exprimé sa foi en s'adressant à la royauté de Jésus même pendant que le Christ mourait sur la croix. Son salut lui a été accordé sur la même base que celle d'Abraham – la foi comptée pour justice (Romains 4.3).

Ainsi, le cas du voleur ne renverse pas le commandement de Jésus de croire et d'être baptisé (Marc 16.16).

2. Le paradis comme état intermédiaire

Jésus dit : « Aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis. » Certains concluent que « paradis » fait référence à un lieu d'attente temporaire où les âmes des justes demeurent jusqu'au jugement. D'autres assimilent le paradis au ciel lui-même.

Bibliquement, le terme « Paradis » est utilisé trois fois : ici dans Luc 23.43, dans 2 Corinthiens 12.4 (la vision de Paul du Paradis comme demeure de Dieu), et dans Apocalypse 2.7 (l'arbre de vie dans le Paradis de Dieu). Dans la pensée juive, « Paradis » faisait souvent référence à la portion bénie du séjour des morts, distincte du lieu de tourment (cf. Luc 16.22-23).

Cependant, la promesse de Jésus « avec Moi » est décisive. Où que soit le Paradis, sa signification est la présence du Christ. Qu'il s'agisse d'un lieu d'attente ou du ciel lui-même, la confiance du croyant ne repose pas sur la géographie de l'au-delà mais sur l'union avec le Seigneur (Philippiens 1.23).

3. L'existence consciente après la mort

Certains utilisent ce verset pour soutenir que les âmes restent conscientes immédiatement après la mort. Jésus assure au voleur que « aujourd'hui » ils seront ensemble, suggérant une conscience au-delà de la mort. Cela correspond au désir de Paul « de partir et d'être avec Christ » (Philippiens 1.23).

D'autres soutiennent la doctrine du « sommeil de l'âme », selon laquelle les morts sont inconscients jusqu'à la résurrection. Ils pourraient argumenter que « aujourd'hui » pourrait modifier la déclaration de Jésus (« En vérité, je te le dis aujourd'hui, tu seras avec moi... ») plutôt que le moment de la promesse. Bien que grammaticalement possible, le déroulement du texte favorise la compréhension traditionnelle : un réconfort présent que la mort ne se terminerait pas par une séparation mais par une communion avec le Christ ce même jour.

4. L'assurance du salut en Christ seul

Par-dessus tout, Luc 23.43 n'est pas une échappatoire dans le plan de Dieu mais un témoignage de l'autorité de Jésus pour sauver. Le voleur n'avait rien à offrir – ni œuvres, ni rituel, ni service futur. Pourtant, par la foi, il a reçu la miséricorde. Cela anticipe la vérité de l'Évangile : le salut est par la grâce par la foi, et non par le mérite humain (Éphésiens 2.8-9).

Pour nous, l'exemple du voleur n'excuse pas la négligence des commandements de Jésus mais magnifie Sa puissance à pardonner. Les croyants aujourd'hui répondent par la foi, la repentance et le baptême, entrant dans la même grâce que le voleur a goûtée sur la croix (Actes 2.37-38).

Conclusion

Le voleur sur la croix nous rappelle deux vérités clés :

  1. La grâce de Dieu suffit pour sauver même à la dernière heure
  2. La réponse normative à cette grâce est révélée dans le message de l'Évangile après la croix.

Le paradis n'est pas tant un lieu à cartographier qu'une promesse d'être avec le Christ. Les paroles de Jésus nous assurent que partout où Il est, il y a la vie, il y a le paradis, et il y a l'espérance pour tous ceux qui ont confiance en Lui.

Note : La traduction de cette leçon a été réalisée électroniquement et n'a pas encore été révisée.
Questions à discuter
  1. Que nous apprend l'exemple du voleur sur la foi et la repentance, même à la fin de la vie ?
  2. Comment la distinction entre l'Ancienne Alliance et la Nouvelle Alliance permet-elle d'expliquer pourquoi le cas du voleur n'annule pas le baptême aujourd'hui ?
  3. Quel réconfort la promesse de Jésus d'être "avec moi au paradis" apporte-t-elle aux croyants confrontés à la mort ?
Sources d'information
  • ChatGPT (OpenAI)
  • Matthieu Henry, Commentaire sur toute la Bible
  • Guy N. Woods, Questions et Réponses, Vol. 2
  • Jack Cottrell, Baptême : Une étude biblique
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