Le pouvoir était présent

Dans Luc 5.17, l'évangéliste rapporte un détail curieux : « et la puissance du Seigneur était avec lui pour opérer des guérisons ». À première vue, cela semble impliquer qu'il y avait des moments où Jésus n'avait pas le pouvoir de guérir. Une telle lecture paraît contredire la vérité de sa nature divine, qui signifiait sûrement une autorité et une capacité illimitées en tout temps.
La clé pour résoudre cette tension réside dans la compréhension à la fois de la grammaire et de l'accent théologique du récit de Luc. La phrase en grec, dynamis Kyriou ēn eis to iasthai auton, signifie littéralement « la puissance du Seigneur était [là] pour qu'il le guérisse ». Cela n'indique pas que la puissance divine de Jésus faisait défaut à d'autres moments. Au contraire, Luc souligne qu'à ce moment précis, la puissance de guérison de Dieu se manifestait à travers lui.
Cela correspond au thème plus large de Luc : Jésus a accompli son ministère terrestre dans la puissance du Saint-Esprit. Plus tôt, Luc note que « Jésus revint en Galilée dans la puissance de l'Esprit » (Luc 4.14) et qu'Il appliqua la prophétie d'Ésaïe à Lui-même, « L'Esprit du Seigneur est sur moi » (Luc 4.18). Dans son incarnation, Jésus accepta volontairement les limites de la dépendance humaine envers le Père et l'Esprit (Philippiens 2.6-8). Il ne cessa pas d'être divin, mais Il choisit d'agir en harmonie avec la volonté et le temps du Père.
Lorsque Luc dit que « la puissance du Seigneur était présente », il ne suggère pas une déficience mais souligne l'initiative divine à ce moment-là. L'expression fait écho au langage de l'Ancien Testament où « l'Esprit du Seigneur vint sur » Samson, Gédéon ou David – non pas pour indiquer que Dieu les avait abandonnés auparavant, mais pour marquer la manifestation décisive de Sa puissance dans une circonstance donnée.
Par conséquent, la phrase de Luc n'est pas un commentaire sur le manque de capacité de Jésus, mais un indice narratif pour le lecteur : la scène était prête, la puissance de Dieu allait se manifester, et un miracle était imminent. Cette déclaration renforce que le ministère de Jésus n'était pas un exercice privé de pouvoir, mais l'œuvre visible de l'Esprit de Dieu à travers le Messie promis.
- Pourquoi pensez-vous que Luc souligne que la puissance du Seigneur était présente à ce moment ?
- Comment le fait de comprendre la dépendance de Jésus à l'égard du Père et de l'Esprit approfondit-il notre vision de son ministère ?
- De quelle manière pouvons-nous voir la puissance de Dieu à l'œuvre à travers l'obéissance fidèle aujourd'hui ?
- ChatGPT (OpenAI)
- Green, Joël B. L'Évangile de Luc. NICNT. Eerdmans, 1997.
- Marshall, I. Howard. L'Évangile de Luc : Un commentaire sur le texte grec. Eerdmans, 1978.
- Morris, Leon. Luc : Une introduction et un commentaire. Tyndale, 1988.

