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Dans cette section, Paul expliquera comment la liberté, tout comme toutes les autres bénédictions, est obtenue par un système de foi et non de Loi.

Du 2e chapitre, verset 15 jusqu'à la fin du 4e chapitre, Paul enseigne sur un thème particulier: la manière selon laquelle les bienfaits sont transférés de Dieu à l'homme.

Certains groupes dans l'église (les pharisiens et le parti de la circoncision) commençaient à enseigner que Dieu donnait Ses bénédictions en échange pour l'obéissance à la Loi, et que la circoncision était le signe de celui qui adhérait à cet enseignement; que le Christ donnait maintenant la « nouvelle loi ».

Paul défendait l'idée que les bienfaits étaient transférés sur la base de la foi; ils étaient mérités par le Christ et tous ceux qui Lui étaient unis ou qui avaient une relation avec Lui par la foi partageaient les bénédictions qu'Il possédait. Le baptême était l'expression initiale de cette foi. Paul continue en démontrant comment chaque bienfait individuel (la justice, l'Esprit, la puissance et l'adoption comme fils) revenait au croyant à travers le Christ par la foi.

Dans la section finale de sa lettre, Paul décrit le dernier de ces bienfaits : la liberté. Il explique comment ce don, comme tous les autres, a été obtenu par le Christ et demeure disponible à tous à travers la foi.

L'adoption comme fils par la foi – 4.1-7

1 Or, aussi longtemps que l'héritier est enfant, je dis qu'il ne diffère en rien d'un esclave, quoiqu'il soit le maître de tout; 2 mais il est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu'au temps marqué par le père. 3 Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions enfants, nous étions sous l'esclavage des rudiments du monde; 4 mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d'une femme, né sous la loi, 5 afin qu'il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l'adoption. 6 Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l'Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père! 7 Ainsi tu n'es plus esclave, mais fils; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu.

Dans la section précédente, Paul a expliqué comment les vrais fils d'Abraham sont ceux qui tout comme lui reçoivent les bénédictions par la foi et non par l'observance de la Loi.

Le début du 4e chapitre a deux buts :

  1. Résumer la transformation mentionnée plus tôt d'esclave à fils.
  2. Offrir une transition à l'idée qui suit, soit la liberté, l'affranchissement.

Voici comment Paul écrit : il explique un point puis introduit une idée qui résume ses pensées et prépare le lecteur à l'idée qui suit.

Ces deux idées ne viennent pas une après l'autre mais sont plutôt entremêlées dans ces versets.

1 Or, aussi longtemps que l'héritier est enfant, je dis qu'il ne diffère en rien d'un esclave, quoiqu'il soit le maître de tout; 2 mais il est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu'au temps marqué par le père. 3 Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions enfants, nous étions sous l'esclavage des rudiments du monde;

Paul révise l'idée du gardien sous lequel un fils est placé. Il souligne que même si le fils doit hériter, aussi longtemps qu'il est sous un tuteur il est tout comme un esclave. Les « rudiments » sont les débuts de la connaissance:

  • Les applications et restrictions physiques de la Loi quant à la nourriture, aux sacrifices, aux coutumes sociales, etc.
  • Les fils de Dieu devraient être au-dessus de ces choses mais ils y étaient soumis en attendant le Christ.
4 mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d'une femme, né sous la loi, 5 afin qu'il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l'adoption.

Jésus est venu dans la chair pour souffrir et Se soumettre à toutes les mêmes restrictions que l'homme afin de pouvoir S'offrir comme sacrifice parfait et payer la dette causée par la Loi, libérant le ainsi du bondage de la Loi. C'est comme si Jésus avait appris et performé toutes les leçons requises du tuteur pour que nous puissions en être libérés. Il a passé notre test final et a réussi à 100%.

6 Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l'Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père! 7 Ainsi tu n'es plus esclave, mais fils; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu.

Une fois que le Christ a accompli l'enlèvement du tuteur et nous a rendus fils, nous sommes prêts à recevoir l'héritage des fils de Dieu : le Saint Esprit qui nous amène dans une intimité mûre avec notre Père. Paul répète que celui qui a cette relation avec Dieu par l'Esprit (rendue possible par le Christ) n'est plus esclave mais fils.

Dans la section suivante, Paul continue cette ligne de pensée mais il la discute plutôt à la lumière de la liberté.

Retour à l'esclavage – 4.8-11

8Autrefois, ne connaissant pas Dieu, vous serviez des dieux qui ne le sont pas de leur nature; 9 mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore? 10 Vous observez les jours, les mois, les temps et les années! 11 Je crains d'avoir inutilement travaillé pour vous.

Ayant établi comment les Galates avaient obtenu l'adoption et ainsi leur liberté, il les réprimande pour avoir abandonné ce précieux don et être retournés à l'esclavage.

Verset 8: Il rappelle aux païens de la Galatie que même si les Juifs étaient esclaves sous la Loi, les païens, eux, étaient esclaves aux idoles, ce qui était pire. La Loi préparait les Juifs à la venue du Christ mais les idoles ne préparaient les païens à rien.

Versets 9-11: Paul les réprimande aussi pour désirer retourner à la sorte d'esclavage (choses de base) qui caractérisait à la fois le passé des Juifs et celui des païens. Il craint que son œuvre n'ait été en vain.

Appel d'amour – 4.12-20

12 Soyez comme moi, car moi aussi je suis comme vous. Frères, je vous en supplie. 13 Vous ne m'avez fait aucun tort. Vous savez que ce fut à cause d'une infirmité de la chair que je vous ai pour la première fois annoncé l'Évangile. 14 Et mis à l'épreuve par ma chair, vous n'avez témoigné ni mépris ni dégoût; vous m'avez, au contraire, reçu comme un ange de Dieu, comme Jésus Christ. 15 Où donc est l'expression de votre bonheur? Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner. 16 Suis-je devenu votre ennemi en vous disant la vérité? 17 Le zèle qu'ils ont pour vous n'est pas pur, mais ils veulent vous détacher de nous, afin que vous soyez zélés pour eux. 18 Il est beau d'avoir du zèle pour ce qui est bien et en tout temps, et non pas seulement quand je suis présent parmi vous. 19 Mes enfants, pour qui j'éprouve de nouveau les douleurs de l'enfantement, jusqu'à ce que Christ soit formé en vous, 20 je voudrais être maintenant auprès de vous, et changer de langage, car je suis dans l'inquiétude à votre sujet.

Il les supplie de se rappeler à quel point ils étaient enthousiastes quand ils l'ont reçu la première fois qu'il est venu à eux et de retourner à cette relation et à cette position.

Verset 12: Paul, qui était auparavant un Juif sous la Loi, est devenu comme eux (les païens sans la Loi) quand il est devenu chrétien. Maintenant ce sont eux qui deviennent comme il était, lui (sous la Loi), et il leur dit d'être plutôt comme il est maintenant (sans la Loi). Il ne leur en veut pas, il ne s'inquiète pas de son orgueil mais de leurs âmes!

Versets 13-15: Au début, ils l'avaient reçu avec enthousiasme malgré son infirmité de la chair. « S'arracher les yeux » était une expression qui exprimait la générosité extrême.

Versets 16-18: Paul demande s'ils le rejettent parce qu'il leur dit la vérité, une vérité qu'ils ne veulent pas entendre. Les judaïsants les pressent injustement pour recevoir leur honneur en s'établissant comme leurs seuls enseignants. Paul dit qu'il faut être constamment zélé pour le bien et non pas seulement en sa présence. En son absence, ils erraient.

Versets 19-20: Il utilise le tendre langage d'une mère qui souffre dans son corps pendant que son enfant se forme en elle. Il désire être avec eux en personne pour leur communiquer son inquiétude à leur sujet par le timbre de sa voix.

Allégorie de Sara et Agar – 4.21-31

21 Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, n'entendez-vous point la loi? 22 Car il est écrit qu'Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre. 23 Mais celui de l'esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse. 24 Ces choses sont allégoriques; car ces femmes sont deux alliances. L'une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c'est Agar, - 25 car Agar, c'est le mont Sinaï en Arabie, - et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants. 26 Mais la Jérusalem d'en haut est libre, c'est notre mère; 27 car il est écrit:

Réjouis-toi, stérile, toi qui n'enfantes point! Éclate et pousse des cris, toi qui n'as pas éprouvé les douleurs de l'enfantement! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux Que les enfants de celle qui était mariée.

28 Pour vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse; 29 et de même qu'alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l'Esprit, ainsi en est-il encore maintenant.

30 Mais que dit l'Écriture? Chasse l'esclave et son fils, car le fils de l'esclave n'héritera pas avec le fils de la femme libre.

31 C'est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants de l'esclave, mais de la femme libre.

Une allégorie est la représentation d'une idée superficielle dont la signification est plus profonde. Paul dit aux Galates que l'histoire de Sara et Agar est une allégorie pertinente à leur situation.

Verset 21: Il reprend maintenant l'argument émotionnel qu'il avait fait quelques versets plus tôt. Ceux qui prétendent agir en accord avec la Loi le font dans l'ignorance de ce que la Loi dit vraiment. Il leur révèle la signification plus profonde de l'histoire racontée dans les pages de la Loi.

Verses 22-23: Dieu avait promis un fils à Abraham par Sara. Quand l'enfant tardait, Sara lui a donné son esclave, Agar, pour concevoir. Agar a conçu Ismaël mais a été renvoyée par Sara après qu'elle eut conçu Isaac, l'enfant de la promesse, qui avait prééminence sur le fils naturel.

Versets 24-27: Paul explique l'histoire : Agar représente la Loi et Sara représente la grâce.

Agar représente la Jérusalem actuelle, sous le judaïsme, sans le Christ, esclave de la Loi, venue du Mont Sinaï en Arabie où la Loi avait été donnée et ainsi hors de la Terre Promise.

Sara représente la Jérusalem d'en haut, la grâce de Dieu dans l'accomplissement de la promesse qu'Il lui avait faite. Ceux qui appartiennent à la Jérusalem spirituelle le font à cause de la grâce de Dieu et de la promesse en Christ, et non à cause de leur nationalité ou de la Loi. Ésaïe 54.1 renforce l'idée que les descendants de Sara (celle qui était stérile) seraient ultimement plus nombreux que ceux de celle qui avait donné naissance naturellement (Agar).

Versets 28-31: Tout comme Isaac, les chrétiens sont les enfants de la promesse, et non pas de la Loi (et ils reçoivent la promesse par la foi).

Ce n'est donc pas surprenant que les judaïsants (qui sont dans un certain sens les descendants de l'esclave, Agar, dont le fils Ismaël persécutait Isaac le fils de la promesse) persécutent les chrétiens (les fils de la femme libre, Sara) de la même manière.

Dans la Genèse, on lit que Sara avait alors renvoyé Agar et son fils. Paul dit que de la même manière, ils devraient rejeter tout effort de les supplanter aussi bien que toute doctrine ou personne qui essaie de leur enlever leur position d'hommes libres et de fils de la promesse. Il le répète au verset 31.

Leçons

  • Dès le début, Dieu a promis que les bienfaits spirituels de la justice, du Saint Esprit, de l'adoption et de la liberté seraient donnés à travers son fils Jésus Christ. Aucune autre religion ni philosophie ne sont mentionnées.
  • Ces bénédictions étaient disponibles à tous ceux qui seraient unis au Christ par la foi (exprimée par la repentance et le baptême).
  • La Loi avait été donnée dans l'histoire pour atténuer le mal du péché et préparer l'homme à la venue du Christ. Elle n'avait pas le pouvoir de donner quelque bienfait.
  • Quiconque essayait d'obtenir ces bénédictions sous toute forme d'observance de la Loi échouerait, et quiconque enseignait cela devrait être rejeté et serait ultimement condamné.