La Bible

Par Michel Mazzalongo Publié : Mon. November 23
Cette leçon examine l'histoire de la Bible, de qui en est l'auteur, comment elle a été organisée dans sa forme actuelle et certaines raisons-clé pour lesquelles les chrétiens croient qu'elle est inspirée par Dieu.

Dans ce chapitre nous examinerons trois choses principales au sujet de la Bible, y compris son contenu, son histoire et ce qu'elle dit d'elle-même.

Le contenu et l'histoire de la Bible

Il est difficile d'étudier le contenu de la Bible sans décrire en partie son histoire. Nous examinerons donc ces deux idées ensemble afin de comprendre non seulement ce qui s'y trouve mais aussi comment elle a été écrite. Son enregistrement par écrit est en fait l'histoire de la communication de Dieu avec l'homme.

L'origine de la Bible

Le mot Bible vient du grec Biblia, qui signifie « livres». La Bible complète est composée de 66 livres, 39 dans l'Ancien Testament et 27 dans le Nouveau Testament. Pour en étudier l'origine, nous devons commencer par l'Ancien Testament ou mieux encore, l' « Ancienne Alliance». Ce terme est très utile parce qu'il nous aide à comprendre ce qu'est la Bible: les détails de deux ententes ou accords entre Dieu et l'homme. L'ancienne entente plus tard remplacée par la nouvelle, tout comme un bail renouvelé avec certaines modifications.

1. Origine de l'Ancien Testament

Notre étude de la Bible nécessite que nous comprenions plusieurs éléments de l'Ancien Testament. Il a été écrit dans la langue hébraïque qui est encore en usage aujourd'hui en Israël. On attribue à Moïse l'écriture des événements et de la communication de Dieu vers 1500 av. J.-C.

  • Exode 24.1-4 – paroles de l'entente au Mont Sinaï.
  • Exode 34.27-28 – les 10 commandements.

On attribue aussi à Moïse d'avoir écrit et organisé les 5 premiers livres de la Bible, appelés « Le Pentateuque » (Josué 8.31). Jésus le confirme en Matthieu 4.4. Dieu continua ensuite à utiliser des humains pour enregistrer ses paroles.

  • Josué succéda à Moïse – Josué 24.26.
  • Les prophètes enregistrèrent leur histoire et leurs prophéties après Josué – Néhémie 8.18.

De cette manière, environ 28 auteurs complétèrent en quelque 1500 ans les 39 livres de l'Ancien Testament.

Malachie fut le dernier des prophètes à écrire en 516 av. J.-C. Après lui, il n'y eut plus de prophètes envoyés en Israël jusqu'à Jean Baptiste.

Tous ces livres furent rassemblés en un volume vers 400 av. J.-C. et les Juifs eurent une « Bible » complète 300 ans avant Jésus Christ.

2. Organisation de l'Ancien Testament

Les Juifs avaient le même Ancien Testament que nous mais ils l'organisaient quelque peu différemment. Ils le divisaient en trois sections principales .

  1. La Loi – de la Genèse à Deutéronome. C'était la section la plus importante.
  2. Les prophètes
    1. Antérieurs - Josué, les Juges, Samuel
    2. Derniers - Ésaïe, Jérémie, Lamentations, Ézéchiel
    1. Mineurs - (livre de 12) en un seul volume.
  3. Les (Saintes) Écritures – poésie, histoire (Job, Psaumes, Proverbes, etc., Esther à Néhémie, Daniel).

Ils organisaient ces écrits en 24 livres plutôt qu'en 39 comme nous le faisons.

Le Pentateuque – Genèse à Deutéronome = 5 livres
Les Prophètes - antérieurs+derniers+mineurs = 8 livres
Les Écrits – poésie et histoire = 11 livres
Total 24 livres

De nos jours les mêmes livres sont divisés différemment :

Le Pentateuque – Genèse à Deutéronome = 5 livres
L' histoire – Josué à Esther = 12 livres
La poésie – Job au Cantique des Cantiques = 5 livres
Les prophètes majeurs – Ésaïe à Daniel = 5 livres
Les prophètes mineurs – Osée à Malachie = 12 livres

Total 39 livres

3. L'histoire de l'Ancien Testament

Évidemment, le fait de connaître le nombre de livres et leur division ne nous dit pas de quoi il s'agit. Même si ce matériel a été écrit et rassemblé pendant une période de 1500 ans et enregistré par plus de 25 auteurs, l'Ancien Testament de la Bible révèle beaucoup plus qu'une histoire continue : il nous révèle la relation de Dieu avec l'humanité et avec un groupe en particulier. La Genèse nous donne un récit de la création du monde et de l'établissement de l'environnement, de la société et des êtres humains :

  • un monde naturel ruiné;
  • une société en dysfonction;
  • les humains condamnés à mourir.

Dans la Genèse, nous lisons aussi l'histoire d'un individu nommé Abraham, choisi par Dieu pour devenir le chef d'une nation à travers laquelle Dieu offrirait le salut à tous. Le reste de l'Ancien Testament décrit la croissance et le développement de la famille de cet homme d'une tribu nomade à une nation puissante et riche nommée Israël.

La plupart des livres de l'Ancien Testament contiennent de l'information sur les guerres, les conquêtes, la politique, la religion, les codes moraux, la poésie et l'histoire générale de cette nation. On y trouve aussi des prophéties ou prédictions sur des événements futurs qui l'affecteront ainsi que l'apparition et le travail du Sauveur promis originellement à Abraham.

Bien qu'il soit parfois compliqué à lire, l'Ancien Testament est vraiment une histoire qui décrit la relation de Dieu avec le peuple juif et le rôle de ce peuple dans la préparation d'une scène culturelle et historique pour la venue de Jésus.

4. L'origine du Nouveau Testament

Tout comme l'Ancien Testament, le Nouveau Testament est une histoire donnée à travers différents livres. C'est l'histoire de la vie, du ministère, de la mort, de l'ensevelissement et de la résurrection de Jésus Christ et la propagation subséquente de ses enseignements par ses Apôtres qui établirent l'Église chrétienne pendant le premier siècle. Il y eut beaucoup de récits de la vie de Jésus mais le canon (les textes « officiels » ou « inspirés ») du Nouveau Testament ne compte que 27 livres. J'expliquerai ci-après comment ils furent compilés, mais la division en est la suivante :

Les évangiles: Matthieu, Marc, Luc, Jean = 4 livres

L'histoire: Le livre des Actes des Apôtres = 1 livre

Les épîtres pauliniennes = 13 livres Lettres écrites par Paul : Romains, 1-2 Corinthiens, Galates, Éphésiens, Philippiens, Colossiens, 1-2 Thessaloniciens, 1-2 Timothée, Tite, Philémon

Les épîtres générales = 8 livres Hébreux, Jacques, 1-2 Pierre, 1-2-3 Jean, Jude

Prophétie : Apocalypse = 1 livre

Total 27 livres

À part les évangiles (récits de la vie de Jésus) et les Actes des Apôtres (histoire de l'établissement de l'Église), la plupart des autres lettres furent écrites à des églises locales afin de leur enseigner et d'encourager la pratique de leur foi chrétienne. Elles appliquaient et complétaient les enseignements originaux du Christ. Ce qui est intéressant pour plusieurs, toutefois, est la manière dont cet ancien matériel nous est parvenu aujourd'hui en telle quantité et dans notre propre langue.

5. Le canon du Nouveau Testament

Beaucoup de livres ont été écrits sur la vie de Jésus et plusieurs le furent par les Apôtres et leurs disciples. Comment ces livres ont-ils été sélectionnés pour faire partie du Nouveau Testament? Les livres qui constituent le Nouveau Testament sont appelés le canon (d'un mot grec qui signifie « règle ou mesure ». Le mot faisait référence aux textes qui étaient jugés acceptables après un examen minutieux.

Autrement dit, quand l'Église du premier siècle examina tout le matériel écrit au sujet de Jésus, comment les livres qui devaient faire partie du canon du Nouveau Testament furent-ils sélectionnés? Comment les centaines de livres et de lettres en furent-ils réduits à 27? Il y avait 3 facteurs principaux qui la guidèrent.

Au tout début, il ne semblait pas très important pour l'Église de préserver les lettres des Apôtres et des disciples étant donné l'abondance du matériel qui circulait. De plus, les frères croyaient que le retour de Jésus était imminent mais éventuellement, certains événements prirent place qui les forcèrent à rassembler et préserver les enseignements du Seigneur et des Apôtres.

A. Le canon de Marcion - 140 apr. J.-C.

Marcion était un faux enseignant qui rejeta l'Ancien Testament dans sa totalité et n'accepta que dix des épîtres de Paul et une partie de l'évangile de Luc. Il commença à faire circuler ce groupe d'écrits comme canon officiel, forçant ainsi la jeune église à choisir les écrits qui étaient autoritaires, à les assembler et à les faire circuler. Cela se fit en 170 apr. J.-C.

B. Persécution

Sous l'empereur romain Dioclétien, c'était une offense capitale que de posséder une copie, toute copie des Écritures chrétiennes. Cela amena la question, pour quelles Écritures irait-on jusqu'à la mort? Plusieurs livres historiques sans inspiration divine furent brûlés et seulement les ouvrages les plus précieux et les mieux acceptés furent gardés.

C. Le codex

Le codex était un « livre » où plusieurs pages étaient assemblées au lieu d'un rouleau. Quand la forme du codex devint populaire, il s'avéra nécessaire de déterminer quels livres seraient regroupés en un seul volume et motiva les chefs chrétiens à ne garder que les livres qui étaient acceptables. La tâche principale pour la jeune église était alors de déterminer quels écrits étaient inspirés.

Il n'y eut pas de réunion officielle où l'on révisa tout le matériel pour en sélectionner ou en rejeter certains livres. Au contraire, l'Église accepta simplement les travaux déjà reconnus comme inspirés à travers les siècles mais qu'on n'avait pas encore assemblés et organisés en un tout. On le fit enfin en 367 apr. J.-C. et les 27 livres confirmés par le concile de Carthage sont demeurés les mêmes depuis lors, sans aucun changement. En assemblant les livres à inclure au canon du Nouveau Testament, l'Église était guidée par certains principes :

A. La paternité littéraire

Si un homme était inspiré dans ses discours, alors ses écrits furent aussi considérés inspirés. Pour cette raison on accepta rapidement au canon les écrits des Apôtres. Les hommes associés aux Apôtres furent acceptés aussi :

  • Luc à cause de son association à Paul.
  • Marc à cause de son association à Pierre.
  • Jacques, appelé le frère du Seigneur et un des Apôtres (Galates 1.19).

Cela fit des évangiles et des lettres de Paul, Pierre, Jacques et Jean des sélections naturelles pour le canon.

B. La valeur du livre

Dans certains cas un livre s'attachait à un nom mais ne se lisait pas comme un livre du Nouveau Testament. Par exemple, plusieurs auteurs sans inspiration divine essayèrent de gagner une audience en utilisant le nom d'un Apôtre : « les Actes de Pierre » (livre que Pierre n'avait pas écrit).

Certains érudits nous disent qu'il était assez facile de distinguer entre les écrits inspirés et ceux qui étaient faux simplement en lisant les textes. Par exemple, « l'Évangile de Thomas » où Jésus aurait fait des moineaux avec de la boue puis, étant corrigé pour l'avoir fait le jour du sabbat, Il leur aurait dit de s'envoler et ceux-ci auraient pris vie et se seraient envolés. Il y avait aussi une autre histoire où Jésus aurait allongé miraculeusement une planche pour une table fabriquée dans l'établi de Joseph.

Autrement dit, en comparant les écrits il était assez facile de discerner le réel de l'imaginaire. Les livres inspirés avaient une harmonie de pensée, de dessein et de style. Ils ne contenaient pas de contradictions et ils étaient historiquement et théologiquement exacts.

C. Sa circulation

L'église ne fit pas la sélection mais confirma seulement et rassembla les livres qui avaient été acceptés par tradition mais qu'on n'avait jamais réunis en un seul volume auparavant.

Aucun nouveau livre ne fut ajouté, seulement les lettres et les volumes qui circulaient couramment et qu'on avait acceptés après de longues périodes d'étude et de révision.

Le « canon » fut confirmé 300 ans après que les premiers écrits eurent commencé à circuler. Nous croyons aussi que Dieu guidait et protégeait le processus d'enregistrement et de préservation de sa parole.

6. Traductions du Nouveau Testament

L'Ancien Testament fut écrit principalement dans la langue hébraïque avec certaines courtes sections en langue araméenne. Il vînt un temps où les Juifs ne pouvaient plus parler l'hébreu à cause de l'influence grecque alors on fit une traduction de l'Ancien Testament hébreu en grec. Cette traduction fut nommée la Septante à cause des 70 savants qui y travaillèrent. À l'époque du Nouveau Testament, les gens parlaient l'araméen qui était un ancien langage de la Palestine. Les livres et lettres du Nouveau Testament ne furent pas écrits en araméen mais dans la forme grecque commune, Koinè, qui était le langage universel de l'époque. La version grecque demeura la version la plus copiée et répandue pendant les premiers siècles.

Il existe aujourd'hui 5,357 manuscrits grecs de portions du Nouveau Testament. Les chercheurs utilisent plus de copies du Nouveau Testament que de copies des tragédies grecques originales ou des écrits de Shakespeare.

Avec le temps, on traduisit le grec en latin et en d'autres langues mais on faisait ces traductions à partir des manuscrits grecs originaux et non d'une langue à l'autre (comme du grec au latin à l'allemand à l'anglais).

Le latin était la langue de la portion occidentale de l'Empire romain et à mesure que le christianisme se répandait vers l'ouest, une nouvelle version de la Bible était développée.

En 404 apr. J.-C. une nouvelle version de la Bible fut produite en latin par Jérôme, un chef de l'Église à l'époque. Sa traduction du grec au latin appelée la Vulgate devint la référence pour l'étude et la vie de l'Église au Moyen Âge.

Du 5e au 14e siècle, on produisit différentes traductions dans les langues communes du temps, y compris gothique, syrienne, slave, anglaise, française, allemande, italienne et espagnole. Au 14e siècle, la Renaissance provoqua un intérêt renouvelé pour les langues et la littérature du monde gréco-romain, ce qui produisit un plus grand effort dans l'examen de la langue grecque.

Cette nouvelle tendance mena à un renouveau de l'étude des langues grecque et hébraïque ainsi qu'à une étude des anciens manuscrits bibliques. Un nouveau mouvement religieux appelé la «Réforme» incita aussi un zèle à produire de nouvelles versions bibliques dans les langues communes, traduites directement du grec et de l'hébreu originaux. La technologie permettant de produire des Bibles en langues différentes en quantité pour les masses devint une réalité avec l'invention de la presse de Gutenberg en 1436.

Il est intéressant de noter que le tout premier livre à être imprimé sur la nouvelle invention de Gutenberg, entre 1452 et 1456, était la Vulgate. On l'appelle la Bible à quarante-deux lignes parce qu'elle contient exactement 42 lignes par page. Elle existe encore aujourd'hui et on peut la voir au Musée Gutenberg à Mayence (près de Francfort) en Allemagne.

L'invention de l'imprimerie aida à répandre la Bible en différentes langues à travers le monde. La plus ancienne traduction anglaise connue date de 700 apr. J.-C. Il s'agit d'une version en latin avec notes en anglais entre les lignes.

John Wycliffe compléta la première version en anglais en 1382 pour laquelle il fut emprisonné.

William Tyndale traduisit la première Bible imprimée en anglais en 1526. Tyndale est aujourd'hui une grande maison de publications religieuses.

Il y eut plusieurs traductions en langue française à mesure que la science de traduction et l'archéologie se développaient. Toutefois avant l'imprimerie, le contenu des manuscrits variait. Après l'imprimerie, voici quelques-unes des nombreuses versions courantes les plus connues :

  • La Bible de Jérusalem (1955) sous la direction de l'École biblique et archéologique française de Jérusalem. Possiblement la plus répandue en France. (Révisée en 1973, 1998)
  • La Bible du Semeur – publiée en 1992, révisée en 2000, elle avait pour but de refléter la parole biblique dans un langage courant, le plus accessible possible.
  • La Bible Segond (2002) – ayant subi plusieurs révisions après sa version originale en 1880. La nouvelle révision en 1910 continue d'être la plus largement utilisée dans l'ensemble de la francophonie. Elle fait partie des Bibles en français dont le texte est actuellement dans le domaine public.
  • La Traduction oecuménique de la Bible (TOB – 1967-1975, 2003, 2010) – ajoute six livres deutérocanoniques supplémentaires en usage dans la liturgie des églises orthodoxes.
  • La Bible en français courant (1982, 1997) - sous l'égide de L'Alliance biblique universelle.
  • La Bible Parole de Vie (2005) - sous l'égide de L'Alliance biblique universelle.

Affirmations de la Bible

Nous avons considéré le contenu de la Bible, comment elle a été écrite et organisée ainsi que les différentes traductions qu'on a produites. Considérons maintenant ce que la Bible dit d'elle-même.

Très simplement, la Bible affirme qu'elle est inspirée, ce qui signifie que Dieu en est l'auteur. Des humains ont simplement écrit ce que Dieu voulait et Il a guidé leurs écrits.

Toute Écriture est inspirée de Dieu…
- II Timothée 3.16a
sachant tout d'abord vous-mêmes qu'aucune prophétie de l'Écriture ne peut être un objet d'interprétation particulière, car ce n'est pas par une volonté d'homme qu'une prophétie a jamais été apportée, mais c'est poussés par le Saint Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu.
- II Pierre 1.20-21

Bien sûr c'est facile de faire des affirmations mais pourquoi les chrétiens croient-ils que la Bible est en fait complètement inspirée par Dieu et non pas seulement un livre écrit par de bons et saints hommes? Il y a plusieurs raisons, considérons-en trois :

1. Sa capacité de survivre

Malgré les efforts soutenus d'en discréditer les enseignements et les affirmations par les gouvernements, organisations religieuses, philosophes et douteux de toutes sortes pendant 2000 ans, la Bible a survécu et est intacte. Elle continue aussi à être le livre le plus traduit, le plus imprimé, le plus lu dans le monde et à travers toute l'histoire. Bien sûr on n'en attendrait pas moins d'un livre qui se dit de Dieu.

2. Son caractère unique

Une des raisons pour lesquelles beaucoup de religions apparaissent et disparaissent est que leurs enseignements sont prouvés faux ou deviennent sans conséquences dans le monde moderne. La Bible, et la religion chrétienne qui en découle, est toutefois unique parmi les livres religieux.

Unique quant à sa profondeur et ses concepts comparés à tout autre livre laïque ou religieux : les savants en sont d'accord.

Unique dans son unité: 66 livres, 1500 ans «en production», 40 auteurs différents et pourtant parfaitement en harmonie, sans contradiction et disant une seule histoire.

Unique dans son universalité, étant lue et suivie par toute culture et langue, et parfaitement adaptable à toute époque, ancienne ou moderne.

Seul un livre de source divine peut réclamer de tels traits. Voici une autre raison de croire que la Bible est inspirée de Dieu:

3. Accomplissement de prophéties

Les hommes ne peuvent prédire des événements futurs avec exactitude. Cette capacité est un signe de puissance divine, et la réalisation de telles prophéties à 100% est un signe absolu de l'œuvre de Dieu. La Bible contient des centaines de prophéties. Des événements, personnages et situations accomplis des années et même des siècles après avoir été décrits par des prophètes, des rois, ou des enseignants.

Voici un exemple tiré de l'Ancien Testament où Ésaïe communique les paroles de Dieu:

Je dis de Cyrus: Il est mon berger, Et il accomplira toute ma volonté; Il dira de Jérusalem: Qu'elle soit rebâtie! Et du temple: Qu'il soit fondé!
- Ésaïe 44.28

Ésaïe vécut en 700 av. J.-C. Le roi Cyrus dont il parle vécut 100 ans plus tard et l'histoire le confirme. Le prophète le nomme, donne sa position, et ce qu'il fera. Nous savons par cette prophétie et par l'histoire que tout ce qui avait été prophétisé s'est effectivement réalisé.

L'exemple suivant est une prophétie faite par Jésus à ses disciples:

Ils étaient en chemin pour monter à Jérusalem, et Jésus allait devant eux. Les disciples étaient troublés, et le suivaient avec crainte. Et Jésus prit de nouveau les douze auprès de lui, et commença à leur dire ce qui devait lui arriver: Voici, nous montons à Jérusalem, et le Fils de l'homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamneront à mort, et ils le livreront aux païens, qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le battront de verges, et le feront mourir; et, trois jours après, il ressuscitera.
- Marc 10.32-34

Jésus prédit qui le condamnera, la façon dont Il sera tué, et le nombre de jours avant sa résurrection. La prédiction exacte et l'accomplissement d'événements futurs est un signe définitif qu'une force surnaturelle est à l'oeuvre. Dieu seul en est capable et Il l'a fait dans la Bible. De plus, la Bible est le seul livre, saint ou autre, qui contienne des prophéties réalisées avec exactitude. Aucun autre livre ou écrit d'aucune autre religion ne le fait.

Si la Bible est inspirée, comme elle le dit, on devrait s'attendre à y trouver des traits uniquement propres à une puissance divine. Voilà donc notre chapitre révisant le contenu, l'histoire et les affirmations de la Bible, livre que les chrétiens utilisent comme leur guide. Dans le chapitre suivant, nous examinerons le personnage central des écrits bibliques, Jésus Christ lui-même.

Questions à discuter

  1. Est-il nécessaire que la Bible soit inspirée pour avoir de l'influence? Pourquoi?
  2. Quelle réponse peut-on donner à ceux qui disent qu'un livre âgé de 2000 ans n'est pas pertinent dans la société d'aujourd'hui?
  3. Lequel des arguments pour la source surnaturelle de la Bible est le plus fort? Le plus faible? Pourquoi?