La sixième section. Les événements numéros 119 à 128 sont discutés ainsi que des applications pratiques.
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Dans la sixième section de notre étude, nous examinerons les événements à partir de la dernière Pâque jusqu'à la crucifixion.

Au dernier chapitre nous avons vu le Seigneur quitter le nord du pays une dernière fois, enseignant et faisant des miracles pendant qu'Il est en chemin. La dernière scène se passait à la maison de Simon le lépreux, où Il partageait un repas avec Lazare, Marthe et Marie ainsi que Ses Apôtres. Ils étaient alors tous à Béthanie, à quelques kilomètres de Jérusalem où les ennemis de Jésus L'attendaient.

Cette section est divisée en six jours.

Dimanche le 2 avril


119. L'entrée triomphale de Jésus

Matthieu 21.1-11; 17 ; Marc 11.1-11 ; Luc 19.29-44 ; Jean 12.12-19

La plupart des gens qui venaient à Jérusalem pour la Pâque étaient des pèlerins qui se déplaçaient normalement à pied. Jésus envoie Ses Apôtres chercher un ânon pour y monter selon les prophéties d'Ésaïe 62.11 et de Zacharie 9.9. Il démontre ainsi Son rôle de Messie divin et aussi l'humilité du Christ (que les Juifs auraient souhaité voir arriver à cheval).

Beaucoup de gens s'écrient "Hosanna" ("O Éternel, accorde le salut !" une expression d'adoration du Psaumes 118.25) et étendent leurs vêtements et des branches sur le chemin en signe de respect et d'honneur. Les foules sont excitées. Une fois qu'Il arrive au temple, par contre, il n'y a ni accueil, ni honneur pour Lui, et pas de foi de la part des leaders.

Il pleure sur le jugement à venir sur la ville et sur la nation à cause de leur incrédulité et Il retourne passer la nuit à Béthanie.

Lundi le 3 avril


120. Jésus maudit le figuier et chasse les vendeurs du temple

Matthieu 21.12-19 ; Marc 11.12-19 ; Luc 19.45-46

Jésus qui maudit le figuier après y être venu et n'y avoir pas trouvé de fruit est une parabole vivante qui reflète ce qui s'est produit quand Jésus est venu à Jérusalem et à ses habitants, et qu'ils n'avaient rien à Lui offrir (pas de foi ni de louange). Tout comme le figuier va dépérir et mourir, il en sera de même de la nation.

Pendant la deuxième visite au temple, Jésus chasse les vendeurs d'animaux. C'est la deuxième fois qu'Il le fait. La première fois a eu lieu au début de Son ministère et la deuxième à la fin.

Encore une fois Il retourne à Béthanie pour la nuit.

Mardi le 4 avril


121. La leçon du figuier desséché

Matthieu 21.21-22 ; Marc 11.20-26

Jésus retourne au temple le jour suivant avec Ses disciples et alors qu'ils passent près du figuier maudit, ils voient qu'il a complètement séché du jour au lendemain. La leçon de Jésus est ici qu'avec la foi tout est possible. Il peut facilement altérer la nature, causer un arbre de se dessécher ou jeter une montagne dans la mer ; une chose est aussi facile que l'autre. Ce qui libère le pouvoir spirituel, c'est la foi et si les Apôtres en ont, ils feront des choses encore plus grandes.

Nous savons qu'après avoir vu Jésus ressuscité ils ont eux-mêmes accompli de grands miracles et ils ont même ressuscité des gens de la mort.


122. Jésus enseigne dans le temple

Matthieu 21.23-22.14 ; Marc 11.27-12.12

C'est la semaine de la Pâque et il y a foule à Jérusalem. Les gens sont touchés par les enseignements de Jésus et cela amène les leaders juifs à Le confronter pour tenter de Le neutraliser. Ils questionnent Son autorité pour chasser les vendeurs du temple et Sa réponse est de leur demander ce qu'ils croient au sujet de Jean-Baptiste.

Les chefs religieux sont prudents dans leurs réponses parce que ces confrontations se déroulent devant les foules. Pour ce qui est de Jean, s'ils disent qu'il était un prophète, Jésus demandera pourquoi ils ne lui ont pas obéi. S'ils le rejettent ouvertement, la foule les rejettera parce qu'elle croit que Jean était un prophète. En fin de compte ils plaident l'ignorance.

En réponse Jésus leur dit trois paraboles.

1. La parabole des deux fils

Un père demande à ses deux fils de faire quelque chose. Le premier acquiesce mais ne le fait pas, l'autre refuse puis il change d'idée et obéit à son père.

La parabole montre que les leaders juifs avaient accepté leur tâche mais ne l'accomplissaient pas, et que ceux qui avaient désobéi et négligé la tâche en question (les pécheurs et les Gentils) finiraient un jour par obéir à leur place.

2. La parabole des vignerons

Jésus décrit les méchants vignerons qui refusent de payer leurs redevances au propriétaire. Ils rejettent ou tuent chaque homme que le maître envoie collecter la dette, même le fils. Jésus prédit que le maître viendra les punir. Encore une fois, la cible et le sens de la parabole sont évidents.

3. La parabole des noces

Un roi prépare un festin mais aucun des invités ne veut venir, allant même jusqu'à saisir et tuer les messagers envoyés pour les inviter. Le roi détruit les invités et il invite plutôt les pauvres et les sans-abri à porter un habit de noces et à assister au festin en l'honneur de son fils. L'un d'eux refuse de porter l'habit offert et est jeté au dehors. Évidemment les paraboles visaient les chefs religieux, publiquement réprimandés par Jésus pour leur incrédulité envers Lui, le Messie. En résultat ils désirent Le tuer.


123. Jésus répond aux questions

Matthieu 22.15-23.39 ; Marc 12.13-40 ; Luc 20.20-47

Alors qu'Il est au temple, on Lui pose des questions pour Le piéger.

1. Les pharisiens et les hérodiens au sujet des taxes

Une fois que les prêtres ont échoué à détruire Sa crédibilité, les pharisiens, accompagnés des hérodiens (un groupe qui supportait la position d'Hérode comme roi et qui craignait que les enseignements de Jésus ne contrarient cette balance de pouvoir délicate), tentent de le piéger en Lui demandant si la Loi permet de payer la taxe à César.

Cette taxe impopulaire (taxe de vote) était un gage du statut des Juifs sous Rome. Si Jésus disait oui, ceux qui Le suivaient (et qui détestaient l'autorité de Rome) seraient offensés. S'il disait non, ils l'accuseraient d'insurrection.

Jésus répond simplement que la taxe appartient à César (étant donné que son effigie était sur la monnaie) et que de la lui donner n'était pas une offense à Dieu puisqu'elle appartenait à César. Mais le Seigneur clarifie que ce qui appartient à Dieu doit de la même manière Lui être rendu. Jésus implique que ce qui appartient à Dieu ne doit pas être donné à César et vice versa, établissant la limite entre le gouvernement humain et l'autorité divine.

2. Les sadducéens au sujet de la résurrection

La question précédente était de nature politique, celle-ci est théologique. Les sadducéens ne croyaient pas à la résurrection ni aux anges. Ils rejetaient les miracles et n'acceptaient pas l'autorité des livres des prophètes. Ils n'acceptaient que l'autorité de la Pentateuque (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome). Ils présentent à Jésus une histoire insensée au sujet de 7 frères qui épousent tous la même femme et ils demandent à Jésus duquel la femme sera l'épouse au ciel. La question se voulait une moquerie de la résurrection.

Jésus montre que leur incrédulité et leur erreur sont basées sur l'incompréhension du texte même qu'ils acceptent. Il montre qu'en Exode 3.6 Dieu fait référence à Lui-même comme Celui qui prend soin des hommes après leur mort. Cela signifie que ces hommes continuent à exister devant Lui sous une forme quelconque et prouve le concept de la vie après la mort à partir de leur propre texte. (Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d'Abraham, ...)

Il leur donne aussi un aperçu que Dieu seul connaît : les hommes n'ont pas de femmes au ciel parce qu'ils sont de nature spirituelle comme les anges. Non seulement répond-Il à leur question selon leurs propres termes mais Il révèle leur ignorance en le faisant.

3. La question d'un docteur de la loi au sujet du plus grand commandement

Les Juifs pieux répétaient souvent le "Chema" (Deutéronome 6.4-5) : "Écoute, Israël ! l'Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel. Tu aimeras l'Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force."

Quand un docteur de la loi demande à Jésus quel est le plus grand commandement, le Seigneur répète le Chema, mais Il l'accompagne d'un verset du Lévitique 19.18: "Tu aimeras ton prochain comme toi-même." Il montre ainsi que d'aimer Dieu n'est pas seulement démontré par des cérémonies et par l'adoration au temple (qui était important aussi), mais aussi d'une manière très réelle par l'amour envers les autres. Notre amour envers Dieu n'a d'impact sur le monde que lorsque nous aimons les autres en Son nom.

Le docteur de la loi est d'accord avec Jésus et le Seigneur lui dit qu'il n'est pas loin du royaume (ce qui lui manque est bien sûr de croire qu'Il est le Messie).

4. Jésus leur pose une question

Après que Ses adversaires L'ont questionné, Il les questionne à Son tour au sujet des Écritures et de ce qu'elles enseignent concernant le Messie. Leur concept du Messie était qu'Il serait un descendant du grand roi David et que comme lui, Il amènerait la grandeur politique et économique à la nation. Jésus rectifie cette idée en leur montrant à partir des Écritures que David lui-même décrivait le Messie comme un être divin incarné sous la forme d'un homme à travers la lignée de David. (Psaumes 110.1 tel que cité en Marc 12.36: "Le Seigneur a dit à mon Seigneur").

Les Juifs en comprennent les implications (que Jésus Se disait non seulement le Messie, mais le Messie divin) et se taisent, n'osant plus rien dire.

5. Le dernier avertissement de Jésus

Une fois qu'Il a fini d'enseigner et répondre à leurs questions, Jésus réprimande les prêtres, les pharisiens et les scribes. Il leur reproche leur orgueil (de vouloir l'honneur des hommes plutôt que de Dieu), leur hypocrisie (ils ne font pas ce qu'ils enseignent) et leur incrédulité (ils ont tué les prophètes envoyés par Dieu). Il les condamne et lamente la ville qui L'a rejeté et qui, en conséquence, souffrira la destruction.


124. L'aumône de la veuve

Marc 12.41-44 ; Luc 21.1-4

Tous les Juifs n'étaient évidemment pas comme les chefs religieux : avaricieux, incrédules et orgueilleux. Jésus loue l'amour et la générosité d'une veuve qui donne à Dieu tout ce qu'elle possède pour Lui montrer sa foi et sa confiance. Cette scène est décrite pour contraster la différence énorme entre la servante de Dieu, humble et acceptable (qui avait peu mais qui avait donné beaucoup), et ceux qui sont rejetés par Dieu (qui avaient tant reçu mais n'avaient rien donné en retour).


125. Quelques Grecs désirent voir Jésus

Jean 12.20-36

Les derniers à venir voir Jésus étaient des Grecs convertis au judaïsme qui recevaient bien peu de respect parmi les Juifs. Leur désir de Le voir et de L'entendre pousse Jésus à offrir une prière dans laquelle

  • Il prédit encore une fois Sa mort et le fruit qu'elle portera par Sa résurrection.
  • Il entend une voix du ciel qui répond à Sa prière de glorifier le nom du Père.
  • Il encourage la foule à croire et l'avertit des conséquences de ne pas croire.

Après s'être adressé à la foule en général, Il quitte le temple encore une fois.


126. Jésus prophétise au sujet de la destruction de Jérusalem et de la fin du monde

Matthieu 24.1-42 ; Marc 13.1-37 ; Luc 21.5-36

Jésus amène Pierre, Jacques, Jean et André en dehors de la ville avec Lui pour leur enseigner les choses à venir. Dans ces longs passages, Jésus parle d'un événement prochain (la fin de la nation juive par la destruction de la ville et du temple par les Romains en 70 apr. J.-C.) ainsi que d'un événement plus loin dans le futur, la fin des temps à l'avènement de Jésus.

Certaines gens interprètent ces passages exclusivement comme des scénarios de la fin des temps ; cependant Jésus mentionne spécifiquement en Matthieu 24.34 que ces choses arriveront à la génération présente.

Il est utile de savoir que ce passage comporte 3 points de vue historiques :

  1. Un panorama de l'histoire mondiale qui inclue le présent au moment où Jésus parle, le futur proche faisant référence à la destruction de Jérusalem en 70 apr. J.-C., et la fin des temps au retour de Jésus (v. 4-14)
  2. Jésus télescope aux événements qui ont conduit à la destruction de Jérusalem en 70 de notre ère. (v. 15-35)
  3. Il télescope encore à Son avènement à la fin du monde (v. 36-42)

Tout cela sert à préparer Ses disciples pour le futur proche (70 apr. J.-C.) et pour le futur plus distant (la fin des temps).


127. Les dernières paraboles

Matthieu 24.43-25.46

Après avoir donné Ses derniers enseignements et avertissements aux Juifs et préparé Ses Apôtres au sujet de la fin de l'état juif, Jésus continue avec des paraboles concernant les gens suivants.

  1. Le maître de la maison et sa maison
  2. Les bons et les mauvais serviteurs
  3. Les dix vierges
  4. Les talents
  5. Les brebis et les boucs

Elles ont toutes un thème semblable : que l'on ne sait pas quand le jugement vient mais qu'il faut être vigilants et prêts à tout moment pour le jugement final.

Mercredi le 5 avril

Au coucher du soleil, Jésus est au mont des oliviers à enseigner et à préparer Ses Apôtres pour ce qui s'en vient. Le jour suivant commence officiellement après cela et donc alors que le lendemain commence, nous voyons le Seigneur continuer à enseigner et à former Ses Apôtres.


128. Judas complote de trahir Jésus

Matthieu 26.1-5 ; Matthieu 26.14-16 ; Marc 14.1-2 ; Marc 14.10-11 ; Luc 22.1-6 ; Jean 12.36-50

Évidemment, après leur réprimande cinglante, les chefs religieux juifs s'accordent à tuer Jésus aussitôt que la Pâque est complète (pour éviter la réaction du la foule et les émeutes). Judas joue leur jeu en venant vers eux à ce moment précis avec un plan pour trahir le Seigneur et ils acceptent de le payer. Entretemps, les auteurs disent que la foule vacille quant à l'identité de Jésus. Plusieurs leaders croient mais ils ont peur de l'avouer. Jésus prononce le jugement sur eux tous en disant que Ses paroles les jugeront à la fin (c'est à dire que leur réaction à Son enseignement les jugera devant Dieu).

Leçons

1. Il va y avoir une fin

Les leaders juifs ont refusé de croire la prédiction de Jésus qu'il y aurait une fin à leur nation. L'histoire montre qu'ils étaient terriblement et tragiquement erronés. Jésus a aussi prédit la fin de notre monde et révélé comment y être prêts. Tirons une leçon de leur erreur et croyons à l'avertissement de Jésus à ce sujet.

2. Sa Parole va juger

Le juge final sera la Nouveau Testament, non pas nos parents, la loi, ou notre conscience. Notre manière de réagir aux paroles de Jésus déterminera ce qui nous arrive à la fin. Les brebis sont ceux qui auront suivi les paroles de Jésus et les boucs sont ceux qui n'auront pas cru qu'elles étaient importantes ou dignes d'être obéies.

Notre étude biblique n'est pas simplement un exercice d'apprentissage, c'est un acte de préparation pour la fin.


À LIRE POUR LA 12e LEÇON

  1. Matthieu 26.17-19 ; Marc 14.12-16 ; Luc 22.7-13
  2. Matthieu 26.20-25;31-35 ; Marc 14.17-21; 27-31 ; Luc 22.14; 21-38 ; Jean 13.1-38
  3. Matthieu 26.26-29 ; Marc 14.22-25 ; Luc 22.15-20
  4. Jean 14.1-17.26
  5. Matthieu 26.30;36-56 ; Marc 14.26; 32-52 ; Luc 22.39-53 ; Jean 18.1-12
  6. Matthieu 26.57-68 ; Marc 14.53-72 ; Luc 22.54-71 ; Jean 18.13-27
  7. Matthieu 27.1-2; 11-30 ; Marc 15.1-19 ; Luc 23.1-25 ; Jean 18.28-19.16
  8. Matthieu 27.3-10
  9. Matthieu 27.31-44 ; Marc 15.20-32 ; Luc 23.26-38 ; Jean 19.16-22
  10. Matthieu 27.45-61 ; Marc 15.33-47 ; Luc 23.39-56 ; Jean 19.23-42
  11. Matthieu 27.62-66