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Colossiens 3.18-21

Par Michel Mazzalongo Publié : Fri. June 19
Dans cette leçon, Paul ajoutera les deux derniers éléments inclus dans la norme ou éthique chrétienne établie par Jésus.

Notre étude de l'épître de Paul aux Colossiens tire à sa fin. Nous avons appris que cette lettre avait été écrite pour rejeter un système de faux enseignements et enseignants qui tentaient de déloger Jésus et Ses enseignements de leur position de standard principal pour la vie et la doctrine chrétiennes.

Après avoir décrit la priorité ou la position prééminente du Christ dans l'ensemble des choses, Paul continue à expliquer que Ses enseignements ont également priorité. Il décrit aussi pour les Colossiens le type de vie qui est supposé émaner de ces enseignements : Le Christ est prééminent dans la moralité, par conséquent la bonne manière de vivre est de suivre Ses enseignements moraux.

Au chapitre précédent nous avons décrit le standard pour la vie chrétienne qui est établi par les enseignements de Jésus et les éléments de ce standard ou de cette moralité qui a trait aux chrétiens.

  1. Sainteté ou pureté sexuelle.
  2. Une nature aimante, honnête et compassionnée.
  3. Un cœur reconnaissant, une vie motivée par un esprit de gratitude et exprimée par l'adoration et la louange.

Paul ajoute ici les deux éléments finaux qu'il inclue dans le standard établi par le Christ.

Éléments du standard chrétien – suite

Une vie ordonnée – Colossiens 3.18-21

Notre vie est principalement vécue dans le contexte d'une famille, il serait donc naturel que Jésus inclue des instructions pour la vie familiale afin que ces enseignements servent de base pour le mariage. Les judaïsants interdisaient le mariage et le considéraient comme une concession à la chair.

Les païens prenaient leur engagement aux liens du mariage à la légère et ils le modelaient selon le système ignorant et cruel auquel ils appartenaient. Les hommes traitaient leurs femmes et leurs enfants comme leur propriété. Les femmes et les enfants survivaient du mieux qu'ils le pouvaient par leur bon sens et leur soumission silencieuse.

Paul établit la base pour une famille ordonnée selon les paroles du Christ.

Femmes, soyez soumises à vos maris, comme il convient dans le Seigneur. – v. 18

Les femmes devraient se soumettre à leurs maris (leur obéir). Le mot utilisé ici pour soumission était le même qu'en Éphésiens 5.21, « ...vous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ. »

En Éphésiens, Paul faisait référence aux chrétiens qui devaient se soumettre l'un à l'autre. En Colossiens, c'est l'épouse qui doit être soumise à son époux. Le mot est un terme militaire qui signifie se ranger sous l'autorité. L'idée qu'un soldat comprend son rang, reconnaît et se soumet à celui de rang plus élevé.

Dans la relation du mariage, les rangs ont été assignés par Dieu dans la Genèse et n'ont pas changé depuis :

En Genèse 3.16 on lit : « ...tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi. »

La condition que les partenaires ne soient qu'un homme et une femme pour la vie dans le mariage a été établie ici-même dans la Genèse, confirmée par Jésus en Matthieu 19.4-6 et enseignée par Paul en I Corinthiens 7.1 et suivants.

C'est là l'arrangement idéal pour le mariage. De la même manière, la condition qu'une femme soit sujette à son époux a été établie dans la Genèse et confirmée et enseignée par Paul dans le Nouveau Testament, non seulement en I Corinthiens mais aussi en Éphésiens 5.22.

Jésus ne le mentionne pas mais Paul, en l'enseignant, dit qu'il est approprié dans le Seigneur qu'une épouse se soumette à son mari. Cela est facile à comprendre mais parfois difficile à accomplir pour une variété de raisons :

  • Le mari n'est pas chrétien.
  • Le mari est faible ou immature dans sa foi.
  • La femme a une personnalité fortement opposée à son mari.
  • Les problèmes de familles dysfonctionnelles.

Quelle que soit la situation, les femmes doivent comprendre plusieurs choses au sujet de cet enseignement.

Il ne s'agit pas d'une chose culturelle

Ce n'est pas là une ancienne tradition juive que nous pouvons ignorer à cause de la société actuelle. C'est un commandement de Dieu qui s'applique à chaque génération. Dans le mariage, ce que Dieu veut, ce qui est approprié et bien pour les chrétiens, est que les femmes soient soumises à leurs maris. Cette idée peut aussi être enseignée aux enfants parce qu'elle sera vraie aussi longtemps que le mariage existera.

Il ne s'agit pas d'une chose absolue

Bien que la Bible dise que c'est là ce qui est approprié pour ceux qui se disent chrétiens, cela ne signifie pas que c'est toujours possible (une veuve, par exemple, ne peut se soumettre à son mari).

Une femme divorcée ne peut le faire non plus (I Corinthiens 7.15). Une femme dont le mari est méchant, cruel et violent ne peut le faire. Toutefois pour ceux qui s'efforcent d'avoir un mariage acceptable dans le Seigneur, l'épouse devrait se soumettre à son mari. Il faut le faire si c'est possible ; sinon, ou si un système différent est utilisé parce qu'il convient mieux, alors la relation d'une femme à son époux n'est pas celle qui est dictée par le Seigneur.

C'est un choix

Si la femme est forcée à se soumettre par la violence ou les menaces, il ne s'agit alors pas de soumission mais d'esclavage. La soumission est un choix de la femme pour le bien de la famille et non un acte d'abaissement. La soumission est une question de foi, pas de compétence.

À cause de sa foi, une femme chrétienne donne librement le rôle de leadership dans le mariage à son mari et renforce cette décision chaque jour en le respectant.

Maris, aimez vos femmes, et ne vous aigrissez pas contre elles. – v. 19

Dans un monde où les mariages étaient arrangés par les parents et où les femmes étaient traitées comme de la propriété, c'était naturel que Paul exhorte les hommes à aimer leurs femmes et à ne pas les traiter durement. Pour celui qui voit sa femme comme sa propriété, c'est difficile de l'aimer et de la traiter comme lui-même.

Il est bon de noter que les instructions de Paul aux hommes n'ont pas beaucoup à voir avec le fait d'être de bons leaders ou des gérants justes. Il s'adresse directement au cœur de ce qui est difficile pour les hommes, l'amour et la tendresse. La société a fait beaucoup de progrès mais les commandements pour les hommes demeurent les mêmes à l'intérieur du mariage.

A. Aimer leurs femmes

En Éphésiens 5.22, il donne plus de détails quant à cet amour : il doit ressembler à l'amour du Christ pour l'Église (sacrificiel) et à l'amour qu'ils ont pour eux-mêmes (généreux).

Encore une fois, ce commandement pour l'amour d'un mari demeure jusqu'à ce que le mariage ne soit plus nécessaire (au ciel). Une femme aimée de cette manière est heureuse de respecter et de se soumettre à son mari.

B. Être tendre envers elles

S'aigrir signifie devenir amer et irritable. Quand on perçoit quelque chose ou quelqu'un comme inférieur à soi-même, c'est facile d'y manquer de respect, de devenir irrité et cruel. La réprimande de Paul requiert que les hommes se souviennent que la femme est « un don de Dieu » (Proverbes 18.22), une partenaire pour la vie (Genèse 2.24), et une mère pour leurs enfants (Genèse 4.1).

Une personne si précieuse doit être traitée avec soin et tendresse. Tout comme il n'est pas naturel pour une femme de se soumettre à son mari (elle doit choisir et cultiver une nature soumise à travers la prière et la pratique), un homme doit choisir d'aimer sa femme d'une manière sacrificielle et tendre. Les hommes sont naturellement plus égoïstes que les femmes.

En fin de compte, l'homme doit choisir de se renier lui-même et de faire de sa femme la bénéficiaire de son amour et de sa tendresse plutôt que lui-même.

20 Enfants, obéissez en toutes choses à vos parents, car cela est agréable dans le Seigneur. 21 Pères, n'irritez pas vos enfants, de peur qu'ils ne se découragent. – v. 20-21

Encore une fois Paul retourne aux principes élémentaires de l'Ancien Testament.

En Exode 20.12: Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne.

Paul résume ce verset en Colossiens en en gardant les éléments principaux et en les appliquant à un contexte du Nouveau Testament. La responsabilité des enfants est :

L'obéissance aux parents en toutes choses

Cela inclut les commandements de Dieu et les jugements faits par les parents et leur application dans le quotidien. L'expression « parce que je l'ai dit » tire sa base dans les Écritures.

La promesse de l'Ancien Testament a été accomplie dans le Christ et les enfants de Dieu anticipent désormais une « terre promise » céleste où le Christ règne. Il y a un grand bienfait à apprendre à obéir aux parents en toutes choses : l'apprentissage à obéir et à plaire au Christ.

Les parents sont les premiers à développer le muscle de l'obéissance en leurs enfants. S'ils n'y arrivent pas, quelqu'un d'autre devra le faire encore plus difficilement (l'école, la police, etc.).

Paul ajoute un avertissement aux pères, celui de ne pas irriter leurs enfants possiblement en exagérant dans leur autorité. Certains exemples pourraient être d'établir des buts trop difficiles, d'être inconsistants, de ne pas apprécier ou encourager suffisamment, de faire preuve de favoritisme, de créer de la jalousie en dévouant trop de temps à leur travail ou à leurs loisirs. Les enfants deviennent découragés s'ils ne peuvent plaire, obéir adéquatement, s'assurer la bénédiction ou l'approbation de leurs pères. Le découragement peut facilement mener à la dépression ou à la rébellion.

Sommaire

Le quatrième élément du standard chrétien est donc une famille ordonnée. C'est là un témoignage énorme de la grâce chrétienne et de la présence de Dieu dans une vie. Paul dit qu'une famille ordonnée requiert trois choses :

1. Une femme soumise

Il commence par la femme parce qu'elle est la clé à un foyer chrétien équilibré. Une femme qui respecte et soutient le leadership de son mari (en dépit de leurs manques à tous les deux) est le premier élément d'une famille ordonnée.

2. Un mari aimant

Un homme qui comprend, accepte et pratique une attitude de leadership en aimant sa femme et ses enfants est la deuxième partie de l'équation. La famille ne peut être ordonnée si la personne en position de leadership refuse de diriger ou le fait mal. Plusieurs se demanderont ce qu'une chrétienne doit faire si son mari n'assume pas son rôle.

  • Ne pas le diriger. Cela n'est pas son rôle, le poste est vacant.
  • Diriger ses enfants vers le Christ (Timothée par exemple).

3. Des enfants obéissants

Les familles ordonnées souffrent les plus grandes contraintes quand les enfants testent les limites de l'autorité parentale. Paul dit qu'il est possible de diriger sans décourager les enfants. Être consistant, juste et tendre contribue à réparer et à maintenir les liens avec eux.