Quand Dieu a béni le temps

2Dieu acheva au septième jour son oeuvre, qu'il avait faite: et il se reposa au septième jour de toute son oeuvre, qu'il avait faite.
3Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu'en ce jour il se reposa de toute son oeuvre qu'il avait créée en la faisant.
- Genèse 2.2-3
La contradiction apparente
Si Dieu existe en dehors du temps—sans commencement ni fin—pourquoi bénirait-Il et sanctifierait-Il un « jour » ? Pour nos esprits limités, cela semble contradictoire. Un Être intemporel qui met à part une période temporelle paraît illogique. Pourtant, l'Écriture révèle que la sanctification par Dieu du septième jour n'était pas un acte d'intérêt divin personnel, mais une révélation de Son dessein pour la création, en particulier pour l'humanité.
1. Dieu a béni le septième jour pour l'humanité, non pour Lui-même
Le texte souligne que Dieu a « béni » et « sanctifié » le septième jour. La bénédiction, dans l'Écriture, exprime toujours une bonté vivifiante envers la création, non envers Dieu Lui-même. Dieu n'a pas besoin de repos ni de temps sanctifié – Il est parfait, complet et immuable. Mais Il choisit de bénir le temps afin que l'humanité, vivant en son sein, puisse expérimenter l'ordre divin, la paix et le renouvellement. Ce faisant, Dieu offre au monde créé un rythme qui reflète Sa propre satisfaction dans l'œuvre accomplie. Le septième jour devient un don divin inscrit dans le temps – une pause sainte qui enseigne aux créatures faites à Son image comment bien vivre au sein de Sa création.
2. Le septième jour établit un modèle d'ordre divin
La bénédiction du septième jour révèle que la création n'est pas aléatoire ; elle a un rythme. Dieu travaille pendant six jours et se repose le septième – non pas parce qu'Il se fatigue, mais pour montrer un modèle de dessein. Pour l'humanité, ce modèle devient une instruction morale et spirituelle :
- Le travail reflète la créativité et la domination de Dieu.
- Le repos reflète la souveraineté et la satisfaction de Dieu. En sanctifiant un jour, Dieu inscrit un rythme dans la vie humaine qui appelle les hommes à reconnaître que le temps, la productivité et la vie elle-même sont sous l'autorité divine.
Chaque septième jour devient un témoignage de confiance – que le monde continue non par l'effort humain, mais par la subsistance divine.
3. Le septième jour comme repère théologique
Tout au long des Écritures, le septième jour sanctifié continue d'enseigner des vérités plus profondes :
- Dans la Loi (Exode 20.8-11) : Le commandement du sabbat ancre le repos humain dans le repos de Dieu, invitant à la foi en Sa provision.
- Dans les Prophètes (Ésaïe 58.13-14) : L'observance du sabbat symbolise la fidélité à l'alliance et la joie en Dieu.
- Dans le Nouveau Testament (Hébreux 4.9-10) : Le septième jour annonce un repos spirituel trouvé en Christ.
Ce qui a commencé comme une bénédiction créatrice devient une promesse rédemptrice. Le repos de la création anticipe le repos du salut ; l'œuvre achevée de la création préfigure l'œuvre achevée du Christ.
4. Sanctifier le temps comme révélation
Lorsque Dieu a sanctifié un jour, Il n'isolait pas un moment mais révélait Sa nature dans le temps. La création elle-même est une forme de révélation divine, et le temps—mesuré, béni et porteur de sens—en est l'un des langages. Le repos de Dieu déclare :
- Son œuvre est accomplie.
- Sa création est bonne.
- Son intention pour l'humanité est la paix, non la lutte.
Ainsi, le temps sanctifié devient un moyen de révélation : le Dieu éternel entrant dans la temporalité humaine pour communiquer Son caractère et Sa volonté.
5. Le sabbat comme signe prophétique
Le septième jour préfigure en définitive l'évangile. Tout comme le repos de Dieu a suivi Sa création achevée, notre repos spirituel suit la rédemption accomplie par Christ. Sur la croix, Jésus a crié : « Tout est accompli. » Cette déclaration reflète le repos du Créateur dans la Genèse. Le sabbat est donc prophétique – il pointe au-delà du calendrier vers le repos éternel préparé pour les fidèles. La sanctification par Dieu du septième jour est le premier murmure de cette réalité éternelle où la création et le Créateur habiteront ensemble dans une paix parfaite.
Pourquoi cela importe
La bénédiction de Dieu sur le septième jour montre que même le temps peut être saint lorsqu'il révèle Sa présence et Son dessein. Elle rappelle aux croyants que la vie humaine, avec tout son mouvement et son travail, est destinée à fonctionner selon un rythme divin. Nous nous reposons non pas parce que le jour lui-même est sacré, mais parce qu'il nous renvoie au Dieu qui bénit et soutient toutes choses – y compris le temps lui-même.
- Pourquoi pensez-vous que Dieu a choisi de révéler Sa nature à travers une séquence de temps plutôt que tout d’un coup ?
- Comment l’idée de « repos » en tant que satisfaction divine—et non épuisement—reforme-t-elle votre compréhension du sabbat ou du culte ?
- De quelles manières pouvez-vous « sanctifier » le temps dans votre propre vie pour refléter le rythme de travail et de repos de Dieu ?
- Collaboration interactive ChatGPT avec Mike Mazzalongo, « Quand Dieu a béni le temps », décembre 2025.
- Walton, Jean H., Le Monde perdu de la Genèse un : Cosmologie ancienne et débat sur les origines. InterVarsity Press, 2009.
- Wenham, Gordon J., Genèse 1–15 : Commentaire biblique Word. Zondervan, 1987.
- Wright, Christopher J. H., Éthique de l’Ancien Testament pour le peuple de Dieu. InterVarsity Press, 2004.

