Par quelle autorité ?

Lorsque Jésus entra à Jérusalem dans la dernière semaine de son ministère, Il commença immédiatement à enseigner dans les parvis du temple. Les chefs religieux, se sentant menacés par Son influence, L'interrogèrent : « Par quelle autorité fais-Tu ces choses, ou qui est celui qui T'a donné cette autorité ? » (Luc 20.2). Leur question n'était pas une véritable enquête mais un piège. S'Il revendiquait une autorité divine, ils pouvaient L'accuser de blasphème. S'Il disait agir de son propre chef, ils pouvaient Le rejeter comme un imposteur.
La réponse de Jésus fut brillante. Au lieu de répondre directement, Il demanda : « Le baptême de Jean était-il du ciel ou des hommes ? » (Luc 20.4). Cette contre-question les plaça dans leur propre piège. Admettre que l'autorité de Jean venait de Dieu signifiait aussi reconnaître le témoignage de Jean à propos de Jésus comme l'Agneau de Dieu (Jean 1.29-34). Nier Jean aurait risqué la colère du peuple, qui le considérait comme un prophète. Piégés, ils esquivèrent : « Nous ne savons pas. »
À première vue, il semble que Jésus ait simplement déjoué ses adversaires. Mais la leçon est plus profonde :
1. L'autorité est reconnue par la foi
Jésus avait déjà démontré une autorité divine à travers ses miracles, son enseignement et l'accomplissement des prophéties. Exiger davantage n'était pas une quête de vérité mais de contrôle. Son autorité ne dépendait pas de leur approbation.
2. La dérobade des chefs a révélé leur incrédulité
En refusant de répondre à propos de Jean, ils ont révélé qu'ils n'étaient pas disposés à reconnaître une autorité venant de Dieu qu'ils ne pouvaient pas manipuler. Leur silence les condamnait plus que n'importe quel argument.
3. Jésus associe son autorité à celle de Jean
Le ministère de Jean a préparé le chemin pour le Messie. Reconnaître Jean, c'était reconnaître Jésus. En rejetant Jean, ils avaient déjà rejeté le Christ.
Le point principal, alors, est que l'autorité de Jésus repose sur elle-même, validée par Dieu mais seulement discernée par ceux qui ont un cœur sincère. L'incapacité des chefs à répondre montrait qu'ils n'étaient pas des chercheurs de vérité mais des gardiens de leur propre pouvoir. Aux yeux de la foule, l'autorité de Jésus restait incontestée, tandis que ses opposants étaient mis à nu.
Pour nous aujourd'hui, la leçon est claire : l'autorité du Christ confronte encore chaque génération. Certains esquivent la question, d'autres la nient, mais ceux qui croient s'inclinent devant Celui dont l'autorité vient du ciel.
- Pourquoi pensez-vous que les chefs juifs ont évité de répondre à la question de Jésus sur le baptême de Jean ?
- Comment le fait de lier l'autorité de Jésus au ministère de Jean renforce-t-il les arguments en faveur de sa mission divine ?
- Quels sont les moyens modernes par lesquels les gens essaient d'esquiver ou de nier l'autorité du Christ aujourd'hui ?
- ChatGPT (OpenAI)
- Matthieu Henry, Commentaire sur toute la Bible.
- Le Commentaire biblique de l'exposant, Volume 8 : Matthieu, Marc, Luc.
- N.T. Wright, Luc pour tous.

