Aidez-nous à continuer de produire plus de contenu biblique. Supporter
Cette leçon explore les malentendus courants de la façon dont la grâce et la foi oeuvrent dans le salut d'une âme.
39 min

« Nous sommes sauvés par la grâce à travers la foi. » Il y a plusieurs manières de l'expliquer.

  • À cause de la grâce de Dieu nous sommes sauvés à travers un système de foi.
  • Par la bonté de Dieu, nous sommes pardonnés par la foi en Jésus.
  • Dieu est si miséricordieux qu'Il nous offre le salut basé sur notre foi et non sur notre capacité d'être parfait.

Nous croyons cet enseignement de base de la religion chrétienne mais nous essayons bien souvent de le changer en quelque chose d'autre :

  • Dieu contribue la grâce et nous contribuons la foi.
  • La grâce de Dieu est qu'Il révèle ce que nous devons faire afin d'être sauvés (le plan du salut).
  • La grâce de Dieu est basée sur notre foi.

Bien souvent notre problème avec la grâce est que nous avons de la difficulté à saisir un concept si divin et, en tant qu'individus orgueilleux et pécheurs, nous ne pouvons accepter amour et miséricorde gratuits. Le résultat est généralement que nous répétons cette idée de la grâce et en réduisons l'enseignement essentiel de l'évangile à un système de loi et d'œuvres non biblique ou inexact.

Par exemple :

A. Dieu fournit la grâce et nous contribuons la foi.

L'idée ici est que le salut est un trésor dans un coffre-fort : Dieu nous donne un des numéros de la combinaison (la grâce), et nous la complétons avec la foi. La responsabilité de Dieu est la grâce et la nôtre est la foi. Chacun fait sa part et le résultat final est le salut. Il y a deux problèmes dans ce scénario :

  • En réalité nous ne contribuons rien au salut.
  • Cela atténue la gloire du Christ.

Il n'y a rien que nous pouvons faire, pas même le fait de croire, qui ait quelque valeur pour produire le salut. Si la foi pouvait de quelque manière être considérée comme notre contribution, si elle payait pour notre pardon ou si elle nous gagnait le salut, alors il faudrait demander « combien ou quelle qualité de foi est nécessaire en échange pour le salut ? »

Nous ne pouvons ni donner ni échanger la foi. La foi est la manière dont nous recevons le don gratuit du salut. Dieu produit le salut à travers Jésus Christ et l'offre tout à fait gratuitement à ceux qui le reçoivent ou l'acceptent par la foi à l'opposé des œuvres de la loi.

Nous ne pouvons ni le gagner ni le recevoir en échangeant quoi que ce soit ; nous ne pouvons le recevoir par mérite, par culture, par force, religiosité ou magie. Nous ne pouvons le recevoir que par la foi en Jésus Christ.

Si nous pouvions de quelque manière contribuer quelque chose (c.-à-d. la foi) pour obtenir le salut, alors la gloire du salut nous reviendrait en partie. La raison même du salut de l'homme par la grâce à travers la foi est de révéler la gloire de Jésus Christ et l'amour du Père (Jean 3.16, Romains 3.21-31). Toutefois, par orgueil, l'esprit humain refuse d'être tout à fait impuissant et dépendant de la miséricorde non méritée.

B. La grâce est la révélation du « plan du salut. »

Certains croient que Dieu démontre Sa grâce en nous révélant « comment » être sauvé (entendre, croire, confesser, se repentir, être baptisé). On fait référence à cette « formule » comme « le plan du salut » et sa révélation devient alors la grâce.

Toutefois, le « plan biblique du salut » est que Dieu sauve l'homme par la grâce à travers la foi. C'est là le plan de Dieu, « ces choses (…) dans lesquelles les anges désirent plonger leurs regards » (1 Pierre 1.12), et « la révélation du mystère caché pendant des siècles » (Romains 16.25).

Le mystère, le secret, le plan de Dieu, était que Jésus mourrait pour les péchés de l'humanité et que l'homme serait sauvé à travers la foi en Jésus Christ.

Quand nous prêchons que « le plan » ou les « 5 étapes » sont l'évangile, nous prêchons le salut par connaissance : la connaissance et l'obéissance précise au plan est ce qui sauve. Cette approche dit que la grâce de Dieu est Sa révélation du plan. Elle a sa place dans la prédication de l'évangile mais elle n'est pas l'évangile même.

La bonne nouvelle (l'évangile) est que par Sa bonté Dieu a envoyé Jésus au prix de Sa mort pour nos péchés et que ceux-ci peuvent être pardonnés par la foi en Lui. C'est là la bonne nouvelle, c'est là le plan !

Cette bonne nouvelle, cette grâce motive une de deux réponses :

  • Incrédulité, exprimée par le rejet du message et la poursuite continue du monde.
  • Crédulité exprimée correctement, selon les enseignements de la Bible, par la confession (de la foi en Jésus comme Fils de Dieu), la repentance (se détourner du péché), le baptême (immersion dans l'eau) et la persévérance dans la fidélité.

La repentance, la confession et le baptême sont pour les croyants des manières concrètes d'exprimer leur foi en Jésus Christ. Elles ne constituent pas le plan du salut. Elles ne sont pas échangées pour le salut mais elles sont plutôt la manière de recevoir le salut offert gratuitement. Si quelqu'un croit vraiment, la Bible (et non l'Église du Christ) dit que sa foi sera évidente dans une reconnaissance publique de Jésus comme le divin Fils de Dieu, par un changement d'attitude envers le péché, par le baptême par immersion et une vie fidèle (non pas parfaite) par la suite.

C. La grâce de Dieu est basée sur notre foi.

Cette idée suggère que nous avons foi en notre foi et non en Christ (j'ai confiance en ma foi, sa force, son exactitude). Mais la puissance de la foi est déterminée par ce qu'elle croit. Par exemple si je crois qu'un arbre est mon dieu, alors mes prières, même très sincères, ne seront pas exaucées parce qu'un arbre n'a aucun pouvoir d'exaucer des prières.

La puissance qui sauve est Jésus Christ. Il est l'objet de la foi. C'est Lui qui accomplit le salut et exauce les prières parce qu'Il est Dieu et qu'Il a le pouvoir de le faire.

Ce n'est pas la force de la foi mais plutôt l'objet de la foi qui fait la différence.

Par exemple, Paul avait beaucoup de connaissance religieuse, il vit une apparition miraculeuse de Jésus, l'évangile lui fut pleinement prêché par Ananias et il y crut. Sa foi était si profonde qu'il reçut immédiatement le baptême et commença à prêcher le Christ.

Un autre exemple : le malfaiteur sur la croix vit Jésus pardonner Ses ennemis et demanda ce même pardon. Il ne vit ni miracle ni vision, il était irréligieux ; personne ne lui expliqua l'évangile, il crut simplement en Jésus.

Ces deux hommes reçurent le salut également, ils sont au paradis avec Dieu. Pourquoi ? Parce qu'en dépit des différences dans la qualité, la force et la connaissance de leur foi, ils crurent tous deux en Jésus. L'objet de leur foi était le même ! Le résultat de leurs prières était le même !

Dans le monde, beaucoup croient (acceptent comme vraies) différentes philosophies et religions. La croyance qui mène au salut, toutefois, est celle qui accepte la véracité que Jésus Christ est le Fils de Dieu. Cette croyance particulière exprimée par la repentance et le baptême sauve l'âme !

Nous ne devons ni envier la foi d'un autre (sa connaissance ou sa religiosité) ni être orgueilleux de la nôtre mais reconnaître que la grâce est offerte à ceux qui croient en Jésus. Elle est égale et sauve également si elle est fixée sur le bon objet : Jésus.

La grâce et la foi +

Les éléments du salut sont la grâce de Dieu et la foi mais la Bible précise qu'elles ne sont pas seules. Par conséquent…

A. Seulement par la grâce mais pas la grâce seule.

La grâce de Dieu est Sa bonté et Sa miséricorde, Sa générosité et Son amour. La grâce est à la fois le caractère de Dieu et Son attitude mais ce ne sont pas seulement Sa grâce et Son attitude qui sauvent ; ce caractère et cette attitude L'ont motivé à faire quelque chose.

Oui, c'est la grâce de Dieu qui sauve, mais une grâce qui travaille à accomplir ce salut en établissant la nation juive, en envoyant Jésus, en envoyant le Saint Esprit, en envoyant les Apôtres, en envoyant l'Église.

Seulement la grâce peut travailler ainsi pour accomplir le salut (l'orgueil ne pourrait l'accomplir, ni la loi, ni la culpabilité, ni l'intérêt personnel, ni la contrainte) … seule la grâce le peut.

B. De la même manière, seulement par la foi mais pas la foi seule.

La seule manière d'être sauvé est d'accepter ce don de Dieu par la foi. Nous ne pouvons ni gagner, ni mériter, ni échanger, ni connaître, ni servir Dieu pour être sauvé. La foi est le seul chemin par lequel le don du pardon et de la vie éternelle sont reçus. La foi est pourtant une chose vivante et non pas seulement un concept ou une pensée.

Si la grâce n'avait pas agi, l'homme ne serait pas sauvé. De la même manière, si la foi n'agit pas, ne s'exprime pas, ne se montre pas véritablement en Christ, elle ne peut recevoir le salut.

La véritable nature de la grâce est qu'elle doit faire quelque chose (ex : créer, bénir, sauver, etc.) sinon elle n'est pas la grâce.

La véritable nature de la foi est qu'elle doit être testée (c.-à-d. démontrer son authenticité). Il ne s'agit pas de la foi biblique, de la foi qui sauve, si elle ne fait aucun effort de se montrer authentique. La Bible décrit la manière dont la foi se montre authentique et comment elle porte fruit. Dieu ne demande pas que la semence d'une rose devienne une rose, elle est programmée de manière à le faire si elle est bien semée. De la même manière, si la semence de la foi chrétienne est plantée dans un cœur croyant, elle produira la repentance, la reconnaissance que le Christ est Seigneur, l'acceptation d'être baptisé, l'empressement de suivre le Christ, la haine du péché, le désir du paradis, l'amour de l'Église, le désir de connaître et d'obéir à la Parole, etc. La foi produit ces choses naturellement !

Nous sommes sauvés par la grâce (une grâce qui travaille à accomplir notre salut) à travers la foi (une foi qui se démontre authentique par ce qu'elle produit).

Ceux qui ont un problème avec la grâce

Il y a un danger que certains individus dans l'Église refusent d'accepter la grâce comme Dieu le veut. Il y a aussi un danger à essayer d'accepter le Christ sans la grâce qu'Il offre.

Le Seigneur met en garde dans Ses leçons :

1. Simon le pharisien – Luc 7.36-50

36Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table. 37Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu'il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d'albâtre plein de parfum, 38et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait ; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum. 39Le pharisien qui l'avait invité, voyant cela, dit en lui-même : Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c'est une pécheresse.
- Luc 7.36-39

Que Simon voulait-il de Jésus ? Il voulait être associé à Lui comme maître, l'entendre prêcher, partager Sa popularité.

Qu'est-ce que Simon ne voulait pas ? Donner à Jésus le respect qui Lui était dû, avoir besoin de miséricorde, offrir la grâce à la femme.

Les pharisiens attendaient un moment où inclure Jésus à leur groupe d'« enseignants. » Après tout, Il était dynamique et populaire. Ce qu'ils ne voulaient pas c'était d'avoir besoin de Sa miséricorde ou d'être forcés de l'offrir à d'autres. Si nous acceptons la miséricorde, nous devons être prêts à l'offrir aussi. Leurs cœurs étaient endurcis parce qu'ils ne ressentaient pas le besoin de miséricorde et avaient rarement l'impulsion d'en offrir aux autres. Leur péché était d'être satisfaits d'eux-mêmes.

2. Jonas

Les Juifs au temps de Jonas haïssaient les Assyriens et avec bonne raison : les Assyriens les avaient attaqués, ils devaient leur payer tribut et de plus ils étaient des païens idolâtres.

Dieu appela Jonas à aller prêcher aux Ninivites (Ninive était la capitale de l'Assyrie). On en connaît sa réponse et ses efforts en direction opposée. La véritable motivation de ses efforts était évidente : il était incapable d'accepter l'attitude compatissante de Dieu envers ses ennemis.

Jonas acceptait facilement la grâce pour lui-même mais refusait de l'offrir à quelqu'un d'autre, surtout à ses ennemis. Par exemple :

1 – Quand Dieu lui demanda d'aller prêcher la repentance aux Ninivites, il s'enfuit pour éviter la tâche que Dieu lui donnait. Au verset 2 du 4e chapitre, Jonas reconnait la raison pour laquelle il s'est enfuit : non pas par paresse, incrédulité ni peur, il s'est enfuit à cause de la grâce de Dieu. Il savait que si les Ninivites se repentaient, Dieu leur pardonnerait et il ne voulait pas servir d'instrument de grâce envers ses ennemis.

2 – Après avoir été avalé par le grand poisson puis relâché par la miséricorde de Dieu, il vint enfin prêcher aux Ninivites. Il fut très fâché de leur repentance… pas contre eux mais contre Dieu !

Les Ninivites n'avaient pas à être circoncis ; ils n'avaient pas à garder toutes les lois juives ; ils n'avaient pas à retourner l'argent qu'ils avaient pris des Juifs ni à réparer tout le mal qu'ils avaient causé au peuple de Jonas. Dieu leur pardonna simplement parce qu'ils crurent au message et se repentirent. Ils reçurent le pardon par la foi à cause de Sa grâce.

Jonas en était si irrité qu'en 4.8 il dit : « La mort m'est préférable à la vie. » Il était en colère parce que Dieu était trop bon, trop clément, trop gracieux envers les ennemis de Jonas.

3. Les ouvriers pour la vigne – Matthieu 20

1Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne. 2Il convint avec eux d'un denier par jour, et il les envoya à sa vigne. 3Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d'autres qui étaient sur la place sans rien faire. 4Il leur dit : Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable. 5Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même. 6Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d'autres qui étaient sur la place, et il leur dit : Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ? 7Ils lui répondirent : C'est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il. 8Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers. 9Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier.

10Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage ; mais ils reçurent aussi chacun un denier. 11En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison, 12et dirent : Ces derniers n'ont travaillé qu'une heure, et tu les traites à l'égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur. 13Il répondit à l'un d'eux : Mon ami, je ne te fais pas tort ; n'es-tu pas convenu avec moi d'un denier ? 14Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi. 15Ne m'est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ? Ou vois-tu de mauvais œil que je sois bon ? 16Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.
- Matthieu 20.1-16

Les ouvriers qui avaient travaillé toute la journée étaient irrités et murmuraient contre le maître. Pourquoi ? Avaient-ils une bonne raison ? La plupart des gens considèrent cette situation injuste, pourtant :

  • Chacun reçut son salaire sans tricherie.
  • Ceux qui avaient travaillé toute la journée reçurent le montant convenu.
  • Le maître était vraiment libre de payer ses ouvriers comme il l'entendait.
  • Au début de la journée, les ouvriers étaient contents et désireux de trouver du travail pour un salaire juste.

Pourquoi donc étaient-ils si vexés ? Ils étaient irrités par la générosité du maître. Il leur semblait plus généreux pour certains.

Ils ignoraient le fait qu'ils avaient un employeur généreux qui les avait bien traités en premier et avait offert la même générosité à d'autres après eux. Leur donner du travail à un salaire juste quand ils étaient sans travail était généreux. En donner à d'autres à la dernière minute pour le même salaire était aussi généreux.

Nous ne pouvons accepter une mesure de générosité pour nous-même puis nous plaindre si quelqu'un d'autre bénéficie de la même générosité.

Les ouvriers de la première heure considéraient qu'ils avaient « gagné » leur salaire et voulaient que les autres gagnent aussi le leur. Certains chrétiens réagissent de la même manière pensant qu'ils ont gagné la grâce de Dieu. Les Juifs pensaient l'avoir gagnée en étant le peuple choisi.

Les ouvriers de la dernière heure ne mettaient pas leur confiance dans leur travail, ils faisaient confiance au maître de les bien traiter et furent récompensés pour leur confiance plutôt que pour leur travail.

La base de la grâce est la confiance. Dieu l'offre à ceux qui Lui font confiance et non à ceux qui pensent l'avoir méritée.

4. Le pharisien et le publicain – Luc 18

9Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu'elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres : 10Deux hommes montèrent au temple pour prier; l'un était pharisien, et l'autre publicain. 11Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain; 12je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus. 13Le publicain, se tenant à distance, n'osait même pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. 14Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l'autre. Car quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé.
- Luc 18.9-14

Quelle est la différence entre ces deux hommes quand il en vient à la grâce de Dieu ?

  • Le pharisien pensait qu'il la méritait.
    • Le publicain en avait besoin.
  • Le pharisien ne voulait pas avoir de besoin.
    • Le publicain ne voulait pas mourir.
  • Le pharisien ne connaissait pas Dieu.
    • Le publicain trouva la paix dans la grâce de Dieu.

Le pharisien aurait été irrité s'il avait pu savoir ce que Dieu avait fait.

En toute honnêteté, à qui ressemblez-vous le plus, au publicain ou au pharisien ?

La réalité est que chacun de nous se trouve dans la condition du publicain, que nous le reconnaissions ou non.

Sommaire

Nous avons tous des problèmes avec la grâce de temps à autres :

  • Nous ne pouvons accepter que Dieu nous pardonne même si nous avons du mal à nous pardonner nous-mêmes.
  • Nous sommes fâchés quand ceux qui nous ont blessés obtiennent le pardon de Dieu alors que nous ressentons encore de la rancune envers eux.
    • Par exemple, j'ai connu une femme qui était fâchée à la pensée que son mari, qui l'avait laissée, pouvait être pardonné et commencer une nouvelle vie. Elle voulait qu'il souffre et ne soit pas pardonné.
  • Nous avons du mal à accepter ceux qui se disent chrétiens mais qui ne sont peut-être pas en accord avec nous sur tous les points de doctrine. Il y a évidemment des choses sur lesquelles il ne peut y avoir de compromis.
    • Par exemple, on ne peut appeler quelqu'un notre frère ou notre sœur s'il n'a pas été sauvé par la grâce de Dieu à travers la foi en Jésus Christ.

Toutefois, il y en a qui refusent la grâce de Dieu à ceux qui peuvent avoir un point de vue différent quant à la "fin des temps", ou aux croyants qui conduisent leur adoration différemment de la nôtre. Est-ce que la grâce couvre seulement l'échec moral ? Que dire de l'échec dans la compréhension ou d'une différence d'opinion légitime et différente de la nôtre ?

Je ne dis pas que nous devons changer ce que nous croyons biblique dans les domaines de moralité ou d'adoration. Je dis simplement que la grâce de Dieu est pour les pécheurs et que nous sommes tous pécheurs, y compris ceux qui errent sur certaines questions doctrinales.

Les pharisiens étaient experts à discriminer contre ceux qui ne comprenaient ou ne pratiquaient pas tous les détails de la Loi. Ne soyons pas comme eux.

Nous pouvons accepter ceux que Dieu accepte sans approuver leurs erreurs. Comment pourrons-nous jamais aimer et enseigner les autres si nous ne leur offrons pas la même grâce que le Christ nous a offerte si généreusement ?

Rappelons-nous qu'à chaque fois que nous refusons de reconnaître et de permettre la grâce de Dieu pour quelqu'un d'autre, nous bloquons automatiquement le flot de la grâce de Dieu envers nous-mêmes.

Rappelons-nous aussi de prêcher le vrai plan de salut afin de pouvoir encourager la conversion véritable et durable de ceux qui sont sauvés par la grâce à travers la foi en Jésus Christ, non par les œuvres, le perfectionnisme, la connaissance, ni l'effort.