Après avoir démontré, à partir des Écritures, que Jésus est supérieur aux anges, l'auteur se concentre sur ce que Jésus a accompli lorsque, pour un temps, Il a pris une position inférieure à celle des anges.
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L'épître aux Hébreux a été écrite aux Juifs chrétiens du premier siècle qui considéraient retourner au judaïsme en raison des persécutions dont ils étaient victimes. L'auteur les encourage à demeurer fidèles en démontrant que Jésus Christ est supérieur à chaque élément de leur ancienne religion. Il commence par montrer que Jésus est supérieur aux prophètes en position et en nature . Puis il poursuit en démontrant que selon les prophéties de l'Ancien Testament, Jésus le Messie était considéré supérieur aux anges. C'était-là un point important pour les Juifs, car les anges représentaient une part significative de leur contact avec les êtres surnaturels, et ils pouvaient être tentés de considérer Jésus comme un être angélique et non divin. Après avoir décrit la place légitime de Jésus à la droite de Dieu, bien au-dessus de la position des anges, l'auteur avertit ses lecteurs de la signification de cette position. Il explique ensuite les raisons pour lesquelles ce Jésus exalté a pris, pour un temps du moins, une position inférieure à celle des anges. Il s'agit là d'une autre idée difficile à accepter pour les Juifs.

Différents procédés littéraires

Il faut comprendre que l'auteur utilise différents procédés pour introduire des éléments dans son épître. En Hébreux 1.4-2.18, l'idée générale est que Jésus est plus grand que les anges, mais à l'intérieur de ce thème général, il introduit une autre idée qu'il ne développera que plus loin dans l'épître. Il le fait habituellement à la fin du chapitre et y prépare le lecteur par ce que j'appelle un "mot d'accroche" ou "affichage". Par exemple, au chapitre 1.14, en parlant des anges, l'auteur mentionne l'idée qu'ils servent ceux qui sont héritiers du salut, c'est le mot d'accroche. Au chapitre 2 il élabore non pas sur les anges mais il utilise l'idée déjà introduite pour faire une déclaration au sujet du salut.

Le salut: une mise en garde

C'est pourquoi nous devons d'autant plus nous attacher aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne soyons emportés loin d'elles.
- Hébreux 2.1

Nous devons être attentifs à ce que nous avons entendu et éviter le danger de nous en éloigner. Comme une flèche qui glisse de l'arc ou un bateau qui s'échappe de la sécurité du port. Le danger est de s'éloigner de la vérité.

Car, si la parole annoncée par des anges a eu son effet, et si toute transgression et toute désobéissance a reçu une juste rétribution,
- Hébreux 2.2

Il faut être plus attentif parce que ce qui a été dit par les anges (dit par les anges à Abraham, annoncé à Lot par les anges concernant la destruction de Sodome, la Loi donnée à Moïse par les anges, Galates 3.19), devait être obéi, et Dieu a puni sans exception ceux qui ont désobéi.

3comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut, qui, annoncé d'abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l'ont entendu, 4Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint Esprit distribués selon sa volonté.
- Hébreux 2.3-4

Comment s'échapperont ceux qui négligent les paroles données par le Fils qui est supérieur aux anges? Les paroles non seulement prononcées par le Fils, mais prêchées par les Apôtres et confirmées par les miracles. Si Dieu a puni ceux qui ont désobéi aux paroles des anges, imaginez les conséquences pour ceux qui négligent (ils s'agit là des croyants étant donné que les incroyants "rejettent") la parole de Dieu:

  • la parole du salut, du pardon, de la vie éternelle (supérieure à la loi)
  • prononcée par le Fils (supérieur aux anges)
  • confirmée par les Apôtres et les miracles.

L'avertissement est le suivant : si même les anges n'ont pas échappé au châtiment, ceux qui négligent la parole prononcée par Jésus n'y échapperont pas non plus. Une fois l'avertissement donné, l'auteur poursuit sa discussion.

La position de l'homme

Il a décrit la position de Jésus au-dessus des anges et il expliquera maintenant pourquoi Jésus a pris, pour un temps, une position qui leur était inférieure, c'est à dire celle d'un homme. Il le fait d'abord en expliquant la position de l'homme selon Dieu.

En effet, ce n'est pas à des anges que Dieu a soumis le monde à venir dont nous parlons.
- Hébreux 2.5

En parlant de l'homme, l'auteur fait allusion au fait que l'homme, et non pas les anges, héritera avec le Christ d'un nouvel ordre mondial: de nouveaux cieux et une nouvelle terre où le Christ est roi et où ses disciples régneront avec lui, non pas les anges.

6Or quelqu'un a rendu quelque part ce témoignage: Qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui, Ou le fils de l'homme, pour que tu prennes soin de lui? 7Tu l'as abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Tu l'as couronné de gloire et d'honneur, 8Tu as mis toutes choses sous ses pieds.
- Hébreux 2.6-8a

L'introduction vague ici était un dispositif littéraire commun qui soulignait l'origine divine. En langage moderne, nous dirions : " La Bible dit... ". Les Juifs connaissaient bien ce psaume (Psaumes 8.4-6). Dans son contexte original, le psaume faisait référence à l'homme et à sa position dans la création de Dieu. La position originale de l'homme était à la tête de la création, au-dessous des anges, avec domination sur la terre (Genèse 1.26-30). Dieu ne confie pas la responsabilité du monde à venir à des anges, mais à l'homme, qui était initiallement chargé de la création.

En effet, en lui soumettant toutes choses, Dieu n'a rien laissé qui ne lui fût soumis. Cependant, nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises.
- Hébreux 2.8b

Ce passage résume l'idée que toutes choses sont soumises à l'homme. Ce qui n'est pas écrit mais compris, c'est que l'homme est tombé de cette position par le péché et que sa domination a été sévèrement réduite (Genèse 3.16 ; 17-19). L'auteur dit que nous ne voyons pas l'homme comme ce souverain maintenant, mais il fait allusion au retour de l'homme dans la gloire. Aussi, avant de décrire la position de Jésus au-dessous des anges pour un temps, il expliquera d'abord la situation de l'homme et son espérance d'un futur retour à la gloire.

La position de Jésus

Aux versets suivants, l'auteur décrit la position de Jésus et les raisons pour lesquelles Il a pris la position inférieure. Aux versets 6 à 8, le psaume parlait de l'homme mais l'auteur montre à partir de cette Écriture comment Jésus en est l'accomplissement ultime. Dans un sens historique, le passage fait référence à l'être humain mais dans un sens prophétique il parle du Christ.

L'auteur fait maintenant correspondre les faits de la vie et de la mort de Jésus pour donner au passage son sens prophétique. (En dehors de son sens historique).

Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d'honneur à cause de la mort qu'il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous.
- Hébreux 2.9

Nous ne voyons pas encore la gloire de l'homme mais nous voyons Jésus, devenu pour un temps un homme (inférieur aux anges). Nous voyons aussi sa gloire et son honneur après sa mort. Sa mort est un "mot d'accroche" dont nous parlerons dans un instant. Sans la mentionner spécifiquement, l'auteur fait référence à la résurrection qui était la base de la prédication par laquelle ses lecteurs sont venus à la foi au tout début. Ils ne voient pas la gloire de l'homme, mais ils voient Jésus, comme un homme, mourir et être ressuscité des morts à une position de gloire et d'honneur. L'auteur montrera comment cela signifiera finalement la gloire et l'honneur pour l'homme aussi, mais il revient d'abord sur le sujet de la mort qui a été introduit plus tôt.

La mort pour tous

Ce que l'auteur veut dire à propos de la mort de Jésus, c'est qu'il s'agit d'une mort honorable, qui a conduit à la gloire. Sa mort n'était pas une mort méritée comme celle de l'homme (les hommes souffrent la mort à cause de leur propre péché - Romains 6.23). La mort de Jésus était substitutive. C'est le péché des autres qui a causé sa mort et Il a donc souffert une mort personnelle pour les péchés des autres. Pour cette raison Il n'a pas subi une mort honteuse due à la culpabilité du péché personnel.

C'est un point important car la mort du Messie était pour les Juifs un obstacle à la foi. Ils imaginaient le Messie comme un leader puissant qui apporterait liberté et prospérité à la nation. Ils ont trébuché sur le fait que Jésus a été crucifié comme un vulgaire criminel par une armée étrangère. C'était un argument très persuasif, capable d'ébranler leur foi. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'auteur leur dit de prêter meilleure attention à l'Évangile ! C'est pourquoi il mentionne que sa mort était conforme à la volonté et au dessein de Dieu et qu'elle était de nature substitutive.

L'auteur va maintenant expliquer la relation entre la souffrance et la mort de Jésus et le salut de l'homme. Il fait cela pour rendre le concept d'un "Messie souffrant" acceptable pour eux. Il dit trois choses à propos de la souffrance :

1. La souffrance était conforme à la volonté de Dieu

Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut.
- Hébreux 2.10

Il était approprié, selon le plan et la nature de Dieu, d'équiper complètement Jésus pour la tâche de sauver l'homme (conduire les fils à la gloire). Pour sauver l'homme, la mort était nécessaire (il l'expliquera plus loin). Dieu a pleinement préparé son Fils à cette souffrance en le dotant d'un corps et d'une nature humains. "Élevé à la perfection" signifie équipé complètement. L'auteur poursuit en disant que dans son humanité, Jésus était pleinement humain - ce qui signifie qu'Il était pleinement capable de souffrir. Jésus est plus élevé et supérieur aux anges, mais en devenant un homme, Il a aussi pleinement partagé la position inférieure de l'homme au-dessous des anges. Ceci était également conforme à la volonté et à la parole de Dieu.

Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d'un seul. C'est pourquoi il n'a pas honte de les appeler frères,
- Hébreux 2.11

Sanctifier signifie mettre de côté pour un but spécial. Le but de Dieu pour nous est que nous devenions ses enfants. Grâce à la sanctification que nous avons obtenue par la souffrance de Jésus, nous sommes devenus les enfants de Dieu et, pour cette raison, Jésus peut nous appeler ses frères. Il descend pour assumer notre humanité. Ce faisant, Il nous élève pour assumer sa spiritualité. C'est ainsi que nous sommes unis en ayant un seul Père. Il n'a pas honte de nous. À ce stade, l'auteur citera plusieurs passages de l'Ancien Testament afin de corroborer l'idée que Jésus est devenu pleinement humain :

lorsqu'il dit: J'annoncerai ton nom à mes frères, Je te célébrerai au milieu de l'assemblée.
- Hébreux 2.12

Ce passage est tiré de Psaumes 22.22. Il s'agit d'une prière demandant la délivrance et l'aide, ainsi qu'une louange lorsque la prière est exaucée. Le point de vue de l'auteur est que Jésus a prié lui aussi lorsqu'Il souffrait et qu'Il déclare maintenant le salut parmi ses frères - comme un homme.

Et encore: Je me confierai en toi. Et encore: Me voici, moi et les enfants que Dieu m'a donnés.
- Hébreux 2.13

Le contexte de l'Ancien Testament provient de Ésaïe 8.17-18 où le prophète fait référence à ses deux fils. Désemparé et rejeté par un peuple désobéissant, le prophète a exprimé ces mots pour affirmer sa foi en Dieu et il a considéré ses deux enfants comme des témoins du salut que Dieu apporte. L'auteur voit dans les paroles de David et d'Ésaïe l'illustration de vérités supérieures :

  • La confiance totale du Messie en Dieu comme tous les hommes devraient le faire.
  • La volonté du Messie de s'associer aux fils de Dieu en tant qu'humain.

L'auteur met ces mots dans la bouche de Jésus pour démontrer qu'Il a répondu à Dieu en tant qu'humain. Il s'agit d'une défense contre les accusations selon lesquelles Jésus n'était qu'une vision ou un être angélique sur terre, et non un homme à part entière. Il fait également écho aux paroles de Jean en Jean 1.14, "Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous..."

L'auteur de la lettre aux Hébreux ajoute à ce stade plusieurs passages de l'Ancien Testament afin d'appuyer l'idée que ce qu'il dit est conforme à ce que les prophètes ont dit concernant le Messie, qu'Il serait humain et qu'Il souffrirait, tout cela selon la volonté de Dieu.

L'auteur a établi l'idée que l'incarnation était conforme au plan de Dieu et que, en tant qu'homme, Jésus était pleinement humain. Il explique maintenant ce que Jésus a accompli par sa souffrance.

Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c'est à dire le diable,
- Hébreux 2.14

Il reprend l'idée de la nécessité pour Jésus de devenir comme ceux qu'Il voulait sauver. Il montre également que sa mort en tant qu'être humain était nécessaire afin de détruire le pouvoir de Satan. Satan a le pouvoir sur la mort en ce qu'il manipule et séduit l'homme pour qu'il commette le péché, et selon la Parole de Dieu, le péché est puni par la mort (Romains 6.23). Quand il s'agit de la bataille contre le péché, Satan est plus puissant que l'homme non régénéré.

Jésus, en revanche, a pu résister aux attaques de Satan, Il était ainsi sans péché (I Pierre 2.22). Sa mort n'était donc pas une punition pour ses péchés mais elle est devenue un paiement pour les péchés des autres. Nous mourons avec une dette morale pour le péché, et cette condition nous condamne au jugement. Jésus, par contre, meurt sans dette morale et sa vie offerte dans la mort devient un paiement complet pour les péchés des autres. Maintenant qu'il y a un paiement pour le péché, plusieurs choses se produisent :

1. Satan n'a aucun pouvoir sur la mort car la chose qu'il contrôle, le péché conduisant à la mort, a maintenant un neutralisant. Satan continue à mentir, à séduire et à tromper les hommes pour qu'ils commettent des péchés, mais il existe maintenant quelque chose qui élimine tout péché : le sacrifice de Jésus Christ

2. Les hommes sont libérés de l'esclavage causé par la peur de la mort.

et qu'il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude.
- Hébreux 2.15

Auparavant, il n'y avait pas de solution au péché, la mort était donc inévitable. Désormais, grâce à la croix de Jésus et à son paiement pour le péché, les hommes n'ont plus à avoir peur de la condamnation à laquelle ils étaient confrontés. Il y a maintenant un paiement pour le péché. Sans la condamnation et la mort comme fin inévitable, les hommes sont libres d'être des fils de Dieu et de prendre leur place avec le Christ dans le royaume céleste.

La troisième chose que l'auteur dit concernant la souffrance de Jésus :

3. Le Messie souffrant est la vision " exacte " du Messie juif.

Rappelez-vous, le but initial de tout ceci était de montrer qu'un Messie souffrant était honorable et légitime, car l'idée de la crucifixion de Jésus suscitait beaucoup de doutes chez les Juifs. Dans les derniers versets, l'auteur poursuit en montrant que loin d'être une chose honteuse pour le Messie que de souffrir, c'était en fait l'accomplissement ultime de chaque aspect de leur système religieux juif, et un signe parfait que le Messie pouvait les aider maintenant (alors qu'ils souffraient la persécution).

Car assurément ce n'est pas à des anges qu'il vient en aide, mais c'est à la postérité d'Abraham.
- Hébreux 2.16

Les Juifs comprenaient leur position inférieure aux anges, leur besoin d'un sauveur en tant que pécheurs, et la promesse de salut de Dieu. Au verset 16, l'auteur établit que les hommes (les Juifs en particulier) ont besoin du salut et que Dieu le leur a offert, non pas les anges (c'est là la dernière référence à ceux-ci), et que la souffrance de Jésus était pour eux et non pour les anges.

En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu'il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l'expiation des péchés du peuple;
- Hébreux 2.17

Il fait maintenant référence à ce qu'ils savaient sur la manière dont Dieu traitait le péché: par l'offre d'un sacrifice par un prêtre (le système sacrificiel juif). Notez qu'un autre "mot d'accroche" est apparu, sur lequel il s'étendra plus tard : "grand prêtre" ou "souverain sacrificateur". Celui-ci était un "intermédiaire" ou un médiateur entre Dieu et le peuple. D'une part, il était humain et comprenait la faiblesse humaine. D'autre part, il a été mis à part pour un service exclusif par Dieu afin d'offrir des sacrifices au nom du peuple. Les prêtres servaient exclusivement dans le temple. Ils n'avaient pas d'autre travail, ne possédaient pas de terres et n'étaient pas impliqués dans le commerce.

L'argument était que Jésus devait devenir un humain et faire l'expérience de la souffrance et de la tentation afin que, comme le prêtre, Il soit capable de comprendre la faiblesse de l'homme et de compatir avec lui. Comme les prêtres, Jésus a offert un sacrifice au nom du peuple. L'auteur montre ici comment Jésus est semblable au souverain sacrificateur, mais il démontrera plus tard comment Il lui est supérieur. Cependant, le point essentiel de ce verset est que, selon la religion juive, un sacrifice pour le péché est une chose honorable ordonnée par Dieu pour résoudre le problème du péché. L'auteur affirme qu'en comparaison, la mort du Christ pour les péchés des hommes est également une chose honorable tout à fait en ligne avec le système juif. Plus tard, il montrera en quoi le sacrifice de Jésus est supérieur, mais pour l'instant, il veut seulement démontrer que ce n'est pas une chose honteuse.

car, ayant été tenté lui-même dans ce qu'il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés.
- Hébreux 2.18

À la fin de cette section, il y a une exhortation. Puisque le Sauveur humain a souffert (dans le cadre de son travail pour sauver l'homme du péché), Il est donc capable de comprendre et d'aider la souffrance humaine. Il fait subtilement référence à leur persécution et leur rappelle qu'un sauveur souffrant est bien qualifié pour les aider à supporter ce fardeau.

Sommaire

Dans le contexte de l'idée que Jésus est plus grand que les anges, l'auteur introduit le concept qu'Il était aussi, pour un temps, inférieur aux anges, et que pendant ce temps Il a partagé non seulement la nature humaine mais aussi la souffrance humaine. Sans perdre de vue l'idée que Jésus est le divin fils de Dieu et qu'Il a été élevé au-dessus des anges, l'auteur ajoute les éléments suivants concernant Jésus lorsqu'Il a pris, pour un temps, une position inférieure aux anges en tant qu'être humain :

  1. Cela était conforme au plan de Dieu. Le Messie devait devenir humain (inférieur aux anges) pour sauver l'homme.
  2. Sa souffrance a produit des résultats importants et nécessaires :
    A - La destruction du pouvoir de Satan sur le péché et la mort ;
    B - La liberté pour l'humanité de devenir enfants de Dieu.
  3. Sa souffrance était en accord avec les concepts de base de la religion juive.

Nous avons beaucoup appris sur la théologie de l'incarnation et de l'expiation de Jésus, et sur la manière dont elles constituaient le véritable accomplissement des prophéties de l'Ancien Testament, ainsi que la véritable substance du système sacrificiel juif. Mais nous ne sommes pas Juifs, quelles leçons pouvons-nous tirer de tout cela en tant que chrétiens aujourd'hui?

  1. Nous devons prêter attention à ce que nous avons entendu. Nous aussi, aujourd'hui, nous devons faire attention à ce que Jésus enseigne, de peur de nous en éloigner. Ils ne faisaient pas attention à la Parole ! Ils étaient tentés par des arguments selon lesquels il était honteux pour un Messie de mourir sur la croix. À notre époque, nous sommes tentés d'abandonner notre foi par des philosophies sophistiquées qui répudient la Parole de Dieu, qui mettent en doute la divinité du Christ et la réalité du péché, et qui sont jugées par des moqueurs et des railleurs. Nous devons prêter une attention de plus en plus grande à la Parole de Dieu de peur de nous en éloigner.
  2. Nous ne devons pas avoir peur. Dieu nous a libérés du péché et de la mort par son plan élaboré en Jésus. Nous ne devons plus avoir peur de la mort, du péché ou de l'échec car nous sommes libérés des conséquences de ceux-ci. Nous devons apprendre à vivre comme des fils et des filles de Dieu car, en Christ, nous atteindrons notre potentiel ultime. Ne nous jugeons pas trop vite, attendons la fin et nous porterons une couronne si nous demeurons fidèles!
  3. Nous devons mettre toute notre confiance en Jésus. Jésus est venu partager notre expérience humaine afin de pouvoir nous aider efficacement. Nous sommes insensés quand nous ignorons le Seigneur qui siège au-dessus de toute autorité et de toute puissance dans les cieux, et quand nous comptons sur quoi que ce soit d'autre pour nous sauver ! Ces Juifs étaient tentés de revenir aux rituels et à la loi du temple pour se sauver de la persécution. Ils étaient loin de se douter que quelques années seulement après avoir lu cette lettre, le temple et tout ce qui était précieux dans la religion juive allaient être complètement détruits par l'armée romaine (70 après J.C.).

Nous devons cesser de faire confiance aux choses terrestres qui seront finalement détruites et commencer à faire confiance à celui seul qui peut nous sauver de la destruction éternelle : le glorieux Jésus-Christ !