7.

Introduction aux Juges et au cycle de péché d'Israël

Cette première leçon sur le livre des Juges traite de l'auteur et de la datation de ce livre ainsi que d'une comparaison avec le livre de Josué et d'un aperçu des événements et des raisons pour lesquelles Israël s'éloigne de son obéissance fidèle à Dieu comme aux jours de Josué.
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Le livre de Josué est un récit captivant de la conquête et de l'installation d'Israël dans la Terre promise sous la direction de Josué, le successeur de Moïse. Il détaille la traversée miraculeuse du fleuve Jourdain, la chute de Jéricho, et les batailles ultérieures qui assurèrent la prise de possession d'Israël en Canaan.

La foi inébranlable de Josué et son obéissance à Dieu sont des thèmes centraux, soulignant l'importance de suivre la direction divine pour obtenir la victoire. Le livre se conclut par le partage du pays entre les douze tribus et la dernière exhortation de Josué au peuple à rester fidèle à l'alliance de Dieu.

Alors que le Livre de Josué se termine, il prépare le terrain pour le Livre des Juges, qui explore les défis auxquels Israël est confronté après la mort de Josué. Sans un chef central, les tribus luttent contre les divisions internes et la tentation d'adopter les coutumes des nations environnantes.

Le schéma cyclique du péché, de l'oppression, de la repentance et de la délivrance qui émerge dans le livre des Juges souligne les conséquences de l'échec d'Israël à chasser complètement les Cananéens et à maintenir son alliance avec Dieu. Cette étude des Juges explorera la période complexe et souvent turbulente de l'histoire d'Israël, où l'absence d'un leadership fort conduit à un déclin moral et social, mais révèle aussi la miséricorde durable de Dieu et Sa volonté de susciter des délivreurs ou « Juges » pour Son peuple.

I. Différences entre Josué et les Juges

Bien que nous étudiions ces deux livres dans le même cours et qu'ils se suivent dans la Bible non seulement dans l'ordre mais aussi historiquement (Juges reprend là où Josué s'arrête), il existe des différences importantes entre ces deux récits. Voici trois différences principales à noter :

1. Structure de leadership

Josué

Le livre de Josué se caractérise par un leadership fort et centralisé sous Josué, qui sert de chef clair et divinement désigné des Israélites. Son leadership est marqué par une action unifiée et une obéissance constante aux commandements de Dieu.

Juges

En revanche, le Livre des Juges décrit une période de leadership décentralisé. Après la mort de Josué, Israël manque d'une figure centrale d'autorité, ce qui conduit à une société fragmentée où divers juges (chefs régionaux) surgissent sporadiquement pour délivrer Israël de ses oppresseurs. Ce système décentralisé entraîne un manque d'unité nationale et de cohérence dans l'observance de la loi de Dieu.

2. Conquête contre installation

Josué

Le sujet principal de Josué est la conquête de Canaan. Le livre décrit les campagnes militaires d'Israël pour prendre possession de la Terre promise, en mettant l'accent sur les victoires et la distribution du territoire parmi les tribus.

Juges

Le Livre des Juges se concentre sur la période après la conquête, traitant des défis liés à la colonisation et au maintien du contrôle sur le pays. Il met en lumière les luttes continues avec les nations environnantes ainsi que le déclin moral et spirituel intérieur d'Israël.

3. Ton et Résultat

Josué

Le ton de Josué est en grande partie celui du triomphe et de l'accomplissement, alors que les promesses faites aux patriarches concernant la terre se réalisent. Le récit est optimiste, dépeignant une période de succès relatif et de faveur divine alors qu'Israël assure son héritage.

Juges

En revanche, le livre des Juges présente une période beaucoup plus sombre et chaotique dans l'histoire d'Israël. Le ton est celui du déclin et de l'instabilité, car le peuple tombe à plusieurs reprises dans l'idolâtrie et le péché, ce qui entraîne des cycles d'oppression et de délivrance. Le livre se termine sur une note particulièrement sombre, reflétant la profonde déchéance morale qui s'est enracinée en l'absence d'un leadership fort et fidèle.

II. Auteur et datation

Le Livre des Juges est traditionnellement attribué au prophète Samuel, bien que l'auteur exact reste incertain. On pense que le livre a été écrit durant la monarchie ancienne, possiblement à l'époque du roi Saül ou de David, situant sa composition autour de 1050 à 1000 av. J.-C. Cette datation correspond au contexte historique décrit dans le livre, couvrant une période entre la mort de Josué et l'établissement de la monarchie en Israël.

Le récit reflète une époque où Israël était faiblement organisé et faisait fréquemment face à des conflits internes et des menaces extérieures. L'accent mis par le livre sur la nature cyclique de la désobéissance d'Israël et la délivrance de Dieu par divers juges suggère qu'il a été écrit dans un but théologique, possiblement pour expliquer la nécessité d'un leadership centralisé sous un roi. Cependant, la date exacte et l'auteur ne sont pas clairement indiqués dans le texte, laissant place à un certain débat même parmi les érudits conservateurs.

III. Juges – Le Cycle Commence – 1.1-3:30

Le livre des Juges décrit une période turbulente dans l'histoire d'Israël, caractérisée par un cycle récurrent de péché, d'oppression, de repentance et de délivrance. Ce cycle met en lumière l'échec d'Israël à chasser complètement les habitants cananéens et sa tendance à adopter les pratiques et les dieux des nations environnantes.

1. Introduction à la période des Juges (Juges 1.1-36)

Conquête incomplète et désobéissance (Juges 1.1-36)

Après la mort de Josué, les tribus d'Israël continuèrent à combattre les Cananéens restants dans le pays. Cependant, ils ne réussirent pas à obéir pleinement au commandement de Dieu de chasser les habitants. Au lieu de cela, ils laissèrent beaucoup d'entre eux rester, les soumettant souvent à un travail forcé qui semblait être une solution rentable à l'époque. Ils contrôlaient leurs ennemis et en tiraient une main-d'œuvre bon marché. Ils firent cela même si Dieu les avait mis en garde contre cette pratique.

Lorsqu'Israël fut assez fort, il assujettit les Cananéens à un tribut, mais il ne les chassa point.

- Juges 1.28

Josué avait mis en garde contre le fait de laisser les Cananéens survivre et rester dans le pays dans Josué 23.12-13. Dans son dernier discours aux chefs d'Israël, Josué les avertit des dangers de se mêler aux nations cananéennes restantes et des conséquences de ne pas les chasser complètement :

12Si vous vous détournez et que vous vous attachez au reste de ces nations qui sont demeurées parmi vous, si vous vous unissez avec elles par des mariages, et si vous formez ensemble des relations,

13soyez certains que l'Éternel, votre Dieu, ne continuera pas à chasser ces nations devant vous; mais elles seront pour vous un filet et un piège, un fouet dans vos côtés et des épines dans vos yeux, jusqu'à ce que vous ayez péri de dessus ce bon pays que l'Éternel, votre Dieu, vous a donné.

- Josué 23.12-13

Ce passage souligne l'importance d'une obéissance complète au commandement de Dieu d'éliminer les Cananéens, car les laisser subsister conduirait à la chute d'Israël par l'idolâtrie et la désobéissance.

La désobéissance d'Israël et ses conséquences (Juges 2.1-5)

L'Ange de l'Éternel : Un ange apparut à Bochim et réprimanda Israël pour ne pas avoir obéi au commandement de Dieu de chasser les habitants. L'ange avertit que les Cananéens restants deviendraient un piège pour eux, conduisant à leur chute éventuelle.

2et vous, vous ne traiterez point alliance avec les habitants de ce pays, vous renverserez leurs autels. Mais vous n'avez point obéi à ma voix. Pourquoi avez-vous fait cela?

3J'ai dit alors: Je ne les chasserai point devant vous; mais ils seront à vos côtés, et leurs dieux vous seront un piège.

- Juges 2.2-3

Le cycle du péché et de la délivrance (Juges 2.6-3:6)

Modèle établi : Après la mort de Josué et de la génération qui a suivi, les Israélites ont commencé à adorer les dieux des nations environnantes, abandonnant le Seigneur. Cela a conduit à un cycle de péché, d'oppression par des nations étrangères, de cris vers Dieu pour obtenir de l'aide, et Dieu suscitant des juges pour les délivrer.

16L'Éternel suscita des juges, afin qu'ils les délivrassent de la main de ceux qui les pillaient.

17Mais ils n'écoutèrent pas même leurs juges, car ils se prostituèrent à d'autres dieux, se prosternèrent devant eux. Ils se détournèrent promptement de la voie qu'avaient suivie leurs pères, et ils n'obéirent point comme eux aux commandements de l'Éternel.

- Juges 2.16-17

2. Les premiers juges : Othniel, Ehud et Shamgar (Juges 3.7-31)

Othniel : Le premier juge (Juges 3.7-11)

Le péché d'Israël : Les Israélites firent ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, oubliant l'Éternel et servant les Baals et les Astartés.

Oppression : La colère de Dieu s'enflamma contre Israël, et Il permit qu'ils soient opprimés par Cuschân-Rischathaïm, roi d'Aram Naharaïm, pendant huit ans.

Délivrance : Les Israélites crièrent vers l'Éternel, et Il suscita Othniel, fils de Kenaz, le frère cadet de Caleb, comme leur libérateur. Othniel conduisit Israël à la victoire sur Cushan-Rishathaim, et le pays eut la paix pendant quarante ans.

10L'esprit de l'Éternel fut sur lui. Il devint juge en Israël, et il partit pour la guerre. L'Éternel livra entre ses mains Cuschan Rischeathaïm, roi de Mésopotamie, et sa main fut puissante contre Cuschan Rischeathaïm.

11Le pays fut en repos pendant quarante ans. Et Othniel, fils de Kenaz, mourut.

- Juges 3.10-11

Ehud : Le juge gaucher (Juges 3.12-30)

Le péché d'Israël : Après la mort d'Othniel, les Israélites firent de nouveau ce qui est mal aux yeux de l'Éternel.

Oppression : Dieu permit à Eglon, roi de Moab, d'opprimer Israël. Les Moabites, avec l'aide des Ammonites et des Amalécites, prirent la Cité des Palmiers (Jéricho), et Israël servit Églon pendant dix-huit ans.

Délivrance : Les Israélites crièrent vers l'Éternel, et Il suscita Ehud, un homme gaucher de la tribu de Benjamin, comme leur libérateur. Ehud conçut un plan pour assassiner Églon en lui apportant un tribut, puis en le tuant avec une épée à double tranchant.

Victoire : Après avoir tué Églon, Ehud rassembla les Israélites, et ils vainquirent environ dix mille Moabites, assurant la paix pendant quatre-vingts ans.

20Éhud l'aborda comme il était assis seul dans sa chambre d'été, et il dit: J'ai une parole de Dieu pour toi. Églon se leva de son siège.

21Alors Éhud avança la main gauche, tira l'épée de son côté droit, et la lui enfonça dans le ventre.

- Juges 3.20-21

Shamgar : Le juge avec un aiguillon à bœufs (Juges 3.31)

Compte rendu bref : Le récit de Shamgar est bref mais remarquable. Il sauva Israël en frappant six cents Philistins avec un aiguillon à bœufs, un outil agricole utilisé pour conduire les bœufs.

Signification : La victoire de Shamgar, bien que brièvement décrite, souligne que Dieu pouvait susciter des libérateurs de manière inattendue et venant de divers horizons.

Après lui, il y eut Schamgar, fils d'Anath. Il battit six cents hommes des Philistins avec un aiguillon à boeufs. Et lui aussi fut un libérateur d'Israël.

- Juges 3.31

IV. Résumé des dieux cananéens Baal et Astarté et de leurs pratiques de culte

1. Baal

Baal était l'un des dieux les plus importants et les plus largement adorés dans le panthéon cananéen. Il était considéré comme un dieu de la tempête et de la fertilité, souvent associé à la pluie, aux orages, à l'agriculture et à la croissance des récoltes. Le nom « Baal » signifie « seigneur » ou « maître », et il était souvent représenté comme une divinité puissante qui contrôlait le temps et apportait la fertilité à la terre.

Pratiques de culte

Sacrifices : Le culte de Baal impliquait l'offrande de sacrifices, y compris des animaux et, dans des cas extrêmes, même des sacrifices humains. Ces offrandes visaient à apaiser Baal et à assurer sa faveur, notamment pour la réussite agricole.

Rituels sexuels : Les rituels de fertilité étaient une partie centrale du culte de Baal. Ceux-ci comprenaient souvent la prostitution dans le temple, où des actes sexuels étaient accomplis dans la croyance qu'ils encourageraient Baal à apporter la fertilité à la terre et au peuple.

Idolâtrie : Baal était souvent adoré par des idoles, qui étaient érigées sur des hauteurs, dans des bosquets sacrés ou des temples qui lui étaient dédiés. On pensait que ces idoles ou représentations incarnaient la présence de Baal, rendant l'acte d'adoration direct et personnel pour les fidèles.

2. Ashera

Asherah était une déesse mère et était considérée comme la compagne du dieu principal El et, dans les traditions ultérieures, la compagne de Baal. Elle était associée à la fertilité, à la maternité et à la sexualité, souvent représentée comme une divinité nourricière et donneuse de vie. Asherah était également parfois appelée la « Reine du Ciel ».

Pratiques de culte :

Les poteaux d'Asherah : Le culte d'Asherah impliquait couramment l'installation d'arbres sacrés ou de poteaux en bois, appelés « poteaux d'Asherah », à côté des autels ou dans les lieux élevés. Ces poteaux étaient des symboles de fertilité et faisaient partie intégrante de son culte.

Idolâtrie et Offrandes : Comme pour Baal, les adorateurs d'Aserah offraient des sacrifices, brûlaient de l'encens et présentaient des offrandes alimentaires pour elle. Les idoles et images d'Aserah étaient souvent placées aux côtés de celles de Baal, reflétant leur association dans la religion cananéenne.

Syncrétisme avec le culte de Yahweh : À certaines périodes de l'histoire d'Israël, le culte d'Asherah a été syncrétisé avec le culte de Yahweh, conduisant à l'inclusion de poteaux d'Asherah et de pratiques dans ce qui était censé être un culte exclusif de Yahweh. Ce syncrétisme a été fortement condamné par les prophètes et est mis en avant comme l'un des principaux péchés qui ont conduit à la chute d'Israël.

Conclusion

L'adoration de Baal et d'Astarté représentait un défi direct à l'adoration de Yahweh dans l'Israël ancien. Leurs pratiques, en particulier les rites de fertilité et l'usage des idoles, étaient contraires aux commandements donnés aux Israélites.

Les rechutes répétées dans l'adoration de Baal et d'Astarté par les Israélites pendant la période des Juges et les périodes ultérieures ont conduit à de graves conséquences, y compris le jugement divin et l'exil éventuel. La Bible condamne fréquemment ces pratiques et l'influence qu'elles ont eue sur le peuple d'Israël, l'exhortant à revenir à l'adoration exclusive de Yahweh.

V. L’Attrait des dieux païens

Les Israélites furent à plusieurs reprises entraînés dans le culte de Baal et d'Astarté pour plusieurs raisons, chacune reflétant les pressions culturelles et religieuses auxquelles ils faisaient face en Canaan. Voici trois raisons principales pour lesquelles ils furent facilement conduits à cette idolâtrie :

1. Assimilation culturelle et influence des pratiques cananéennes

Raison : Les Israélites se sont installés dans un pays où la religion et la culture cananéennes étaient profondément enracinées. En interagissant avec les Cananéens par le commerce, les mariages mixtes et les relations sociales, ils ont été exposés aux pratiques religieuses de leurs voisins et en ont été influencés.

Attrait : La proximité et les interactions quotidiennes avec les Cananéens rendaient le culte de Baal et d'Astarté normal et socialement acceptable. Les Israélites ont peut-être trouvé plus facile d'adopter les pratiques religieuses de la culture dominante qui les entourait, surtout alors qu'ils cherchaient à s'intégrer et à prospérer dans le pays.

2. Appel agricole et promesse de fertilité

Raison : Baal et Astarté étaient des divinités de la fertilité, associées à la pluie, aux récoltes et à la productivité de la terre—des préoccupations essentielles pour une société principalement agricole. Les Israélites, qui dépendaient de récoltes réussies pour leur survie, étaient tentés de chercher la faveur de ces dieux afin d'assurer la fertilité de leur terre et de leur bétail.

Attrait : L'adoration de Baal et d'Astarté promettait des bienfaits tangibles et immédiats sous forme de pluie, de récoltes abondantes et de bétail en bonne santé. Cet attrait pragmatique, associé à l'incertitude du succès agricole, conduisit de nombreux Israélites à couvrir leurs risques en participant à ces rites de fertilité parallèlement à leur adoration de Yahweh.

3. Pratiques sexuelles et tentation sensuelle

Raison : L'adoration de Baal et d'Astarté impliquait souvent des pratiques sexuelles rituelles, y compris la prostitution dans le temple, qui étaient censées stimuler la fertilité de la terre et du peuple. Ces pratiques n'étaient pas seulement d'une importance religieuse, mais offraient également une issue aux désirs physiques.

Attrait : L'intégration d'actes sexuels dans le culte religieux ajoutait un attrait puissant et sensuel aux rituels associés à Baal et Astarté. Cet appel aux instincts bas et la fusion du plaisir physique avec l'observance religieuse rendaient difficile pour certains Israélites de résister à la participation à ces pratiques, malgré les interdictions claires dans leur propre foi.

Conclusion

L'attrait du culte de Baal et d'Astarté résidait dans la combinaison de la pression culturelle, des préoccupations pratiques liées à la fertilité agricole, et de la tentation des pratiques sensuelles.

Ces facteurs, aggravés par le fait que les Israélites ne se soient pas complètement séparés des populations cananéennes et de leurs pratiques, ont facilité leur égarement, les conduisant à tomber à plusieurs reprises dans l'idolâtrie malgré les avertissements et les commandements de Yahweh.

Résumé

Les premiers chapitres des Juges introduisent un cycle récurrent de péché et de délivrance qui caractérise toute la période des juges. Ce cycle reflète la lutte constante d'Israël pour rester fidèle à Dieu dans une terre remplie de tentations et d'idolâtrie.

Les trois premiers juges—Othniel, Ehud et Shamgar—démontrent la volonté de Dieu de délivrer Son peuple lorsqu'il se repent, même s'il retombe sans cesse dans le péché. Ces juges, chacun avec leurs origines et méthodes uniques, soulignent la diversité de la délivrance de Dieu et l'importance de s'appuyer sur Lui pour le salut.

Note : La traduction de cette leçon a été réalisée électroniquement et n'a pas encore été révisée.
Relecture : Juges 1-3
Lire : Juges 4-5

Sources d'information

Sources trouvées dans la leçon n°5