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Vérité, tradition autres miracles

Par Michel Mazzalongo Verset : Marc 7.1-8.38 Publié : Wed. November 29
Dans cette section de l'évangile de Marc, l'auteur utilise les guérisons miraculeuses de l'aveugle et du sourd-muet comme un signe précurseur de la guérison des yeux et des oreilles incrédules des Apôtres.

Dans les six premiers chapitres de son évangile, Marc a établi le cas de la divinité du Christ. Il a montré que par Ses enseignements, Jésus Se disait le Messie. Il a aussi décrit des miracles de Jésus qui ne pouvaient venir que d'une puissance surnaturelle. Même la réaction des gens suggère qu'ils étaient impressionnés et qu'ils croyaient aux affirmations et aux miracles.

Marc rappelait aussi à ses lecteurs les difficultés auxquelles Jésus faisait face de la part de différents groupes qui étaient témoins de ces choses mais qui refusaient d'accepter ou de croire ce qu'ils voyaient. Certains rejetaient Jésus et d'autres L'attaquaient.

Il y a aussi l'histoire secondaire de l'enseignement de Jésus et le développement de la foi de Ses Apôtres pendant qu'Il les préparait à comprendre la réalité de Sa mission. Aux chapitres 7 et 8 Marc continue à décrire le ministère de Jésus parmi le peuple.

Tradition religieuse — 7.1-23

Jésus enseignait à Ses Apôtres l'énorme différence entre les traditions religieuses humaines et l'autorité de la Parole de Dieu. Les pharisiens avaient fait carrière de créer et de maintenir un ensemble complexe de règles religieuses et de traditions basées sur (mais non-autorisées par) la Parole de Dieu. Ils s'étaient appointés comme gardiens de la loi, ils l'interprétaient et punissaient ceux qui la violaient. Par exemple, la Parole interdisait de travailler le jour du sabbat pour se concentrer sur la relation spirituelle personnelle avec Dieu (Exode 20.8-11) alors ils inventaient des définitions et des règles compliquées pour définir ce qu'était « le travail ». Certaines de leurs définitions incluaient allumer un feu ou transporter plus d'un bâton; ils avaient même déterminé que de marcher plus qu'un certain nombre de pas le jour du sabbat était considéré un « travail »! Ils expliquaient que ces règles servaient de coussin protecteur afin que les gens ne puissent pas même passer proche de violer les commandements de Dieu.

Le 7e chapitre décrit un conflit entre Jésus, les Apôtres et les pharisiens à ce sujet.

1Les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, s'assemblèrent auprès de Jésus. 2 Ils virent quelques-uns de ses disciples prendre leurs repas avec des mains impures, c'est-à-dire, non lavées.

Une délégation religieuse venue de Jérusalem observait Jésus pendant qu'Il enseignait au peuple. Ils questionnaient la moralité des Apôtres parce que ceux-ci mangeaient sans s'être lavé les mains ou avec des mains « impures ». Par extension ils impliquaient que Jésus, leur enseignant, était impur Lui aussi. Leur propre enseignement disait que si un Juif venait en contact avec un païen ou avec quelque chose qui avait été touchée par un païen, le Juif était alors impur parce que la nourriture qu'il touchait et mangeait (sans s'être d'abord lavé) lui transférait son impureté (comme une bactérie). Être impur signifiait ne pas pouvoir participer à l'interaction sociale ou à l'adoration publique au temple.

3 Or, les pharisiens et tous les Juifs ne mangent pas sans s'être lavé soigneusement les mains, conformément à la tradition des anciens; 4 et, quand ils reviennent de la place publique, ils ne mangent qu'après s'être purifiés. Ils ont encore beaucoup d'autres observances traditionnelles, comme le lavage des coupes, des cruches et des vases d'airain.

L'Ancien Testament contenait des règles de lavage pour les prêtres mais pas pour le peuple dans un tel cas. Ces règles avaient été inventées avec le temps par les « anciens » ou les enseignants juifs.

5 Et les pharisiens et les scribes lui demandèrent: Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens, mais prennent-ils leurs repas avec des mains impures?

Ils mettent Jésus au défi en L'accusant d'ignorer les règles et traditions établies à travers les ans.

6 Jésus leur répondit: Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu'il est écrit: Ce peuple m'honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi. 7 C'est en vain qu'ils m'honorent, En donnant des préceptes qui sont des commandements d'hommes. 8 Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes.

Jésus les accuse d'hypocrisie. Le mot « hypocrite » utilisé ici fait référence particulièrement à l'hypocrisie religieuse (la racine du mot dans le grec original décrivait un acteur derrière un masque). C'est-à-dire que l'hypocrite essaie d'agir devant les hommes de la manière dont il devrait agir devant Dieu, sans pourtant le faire. La pire forme d'hypocrisie est de commencer soi-même à croire ce mensonge.

Jésus cite Ésaïe 29.13 pour décrire deux sortes d'hypocrisie:

  1. Quelqu'un qui honore Dieu par ses paroles mais qui agit autrement.
  2. Des enseignements inventés par les hommes et présentés comme venant de Dieu.
9 Il leur dit encore: Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition. 10 Car Moïse a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort. 11 Mais vous, vous dites: Si un homme dit à son père ou à sa mère: Ce dont j'aurais pu t'assister est corban, c'est-à-dire, une offrande à Dieu, 12 vous ne le laissez plus rien faire pour son père ou pour sa mère, 13 annulant ainsi la parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie. Et vous faites beaucoup d'autres choses semblables.

Après les avoir accusés d'hypocrisie pour ne pas faire ce qu'ils enseignent et pour enseigner des doctrines humaines comme venant de Dieu, Jésus donne un exemple de cette sorte d'hypocrisie pratiquée par les pharisiens. Il ajoute même une condamnation supplémentaire en disant que la seule manière qu'ils réussissent à imposer des traditions humaines est en enlevant d'abord les lois de Dieu. Autrement dit, non seulement enseignent-ils des lois humaines, ils éliminent les lois de Dieu pour le faire!

Son exemple concerne la responsabilité d'honorer ses parents sous forme de soin envers eux (Exode 20.12). Selon de commandement de Dieu, ils étaient responsables d'honorer et de prendre soin de leurs parents. Les pharisiens enseignaient que si quelqu'un promettait un certain montant d'argent à Dieu (un corban), cet argent ne pouvait être utilisé pour quoi que ce soit d'autre (y compris pour aider leurs parents). L'exception du corban ne signifiait pas qu'ils donnaient effectivement l'argent au Seigneur et y perdaient ainsi accès comme pour un don charitable. Le corban était comme un fonds de fiducie. Ils gelaient ainsi leur argent empêchant qu'il soit utilisé de leur vivant et cela leur donnait l'excuse de ne pas aider à leur famille. C'était là de l'égoïsme déguisé en don charitable et en fausse dévotion à Dieu.

Le corban n'était pas mauvais en soi. Le fait de promettre de l'argent au temple dans son testament était généreux et glorifiait Dieu mais les pharisiens utilisaient cette promesse comme une excuse pour refuser d'aider leurs parents (« Désolé papa et maman, je ne peux vous aider parce que mon argent est promis au temple. ») et quand les parents mouraient, bien souvent les individus reprenaient leur argent, brisant leur promesse. Jésus dit qu'il s'agit là d'une des nombreuses choses erronées dans leurs enseignements et dans leur conduite.

14 Ensuite, ayant de nouveau appelé la foule à lui, il lui dit: Écoutez-moi tous, et comprenez. 15 Il n'est hors de l'homme rien qui, entrant en lui, puisse le souiller; mais ce qui sort de l'homme, c'est ce qui le souille. 16 Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende. 17 Lorsqu'il fut entré dans la maison, loin de la foule, ses disciples l'interrogèrent sur cette parabole. 18 Il leur dit: Vous aussi, êtes-vous donc sans intelligence? Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui du dehors entre dans l'homme ne peut le souiller? 19 Car cela n'entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, puis s'en va dans les lieux secrets, qui purifient tous les aliments. 20 Il dit encore: Ce qui sort de l'homme, c'est ce qui souille l'homme. 21 Car c'est du dedans, c'est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, 22 les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. 23 Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l'homme.

Le Seigneur donne un autre exemple de cette contradiction en répondant à leurs accusations précédentes quant au lavage et à la souillure. Il explique que la nourriture n'a pas le pouvoir de rendre quelqu'un pur ou impur. La moralité concerne le cœur d'une personne et non pas la nourriture. La nourriture est consumée et éliminée, et elle n'a d'elle-même aucun effet moral.

Se laver avant de manger ne changeait pas la condition de quelqu'un devant Dieu. La moralité et l'impureté n'étaient en rien comme les bactéries qui pouvaient être transmises au toucher. Par ces parole, Jésus prononçait toute nourriture pure, c'est-à-dire qu'il n'y avait aucune valeur morale au fait de manger ou d'éviter certains aliments.

Jésus continue en expliquant que ce qui cause l'impureté, ce sont les choses produites par le cœur, dites par la bouche et faites par les mains. Autrement dit, les pensées, les paroles et les actions sont ce qui rend impur aux yeux de Dieu.

Encore une fois Jésus déclare qu'il est hypocrite et dangereux de substituer la parole des hommes à celle de Dieu…

  • Parce qu'on perd le pouvoir de changer ou d'affecter nos vies en changeant la Parole de Dieu par la tradition humaine.
  • Parce qu'on perd de vue ce qui est important. On concentre nos efforts à garder les lois des hommes plutôt que de connaître et d'obéir à la Parole de Dieu.
  • Parce qu'on perd le salut : Jésus dit que seulement ceux qui obéissent à la Parole de Dieu entreront dans le royaume.

À partir de ce point, Jésus devient un ennemi mortel des pharisiens parce qu'Il a non seulement répondu à leurs accusations contre Lui, mais qu'Il les a aussi dénoncés et exposés comme hypocrites.

La femme syro-phénicienne — 7.24-30

Jésus a attiré la colère des chefs religieux en les exposant à travers Ses enseignements. Il gagne maintenant leur opposition perpétuelle en faisant un miracle en faveur de ceux desquels ils s'étaient plaints plus tôt. Ils disaient que quelqu'un pouvait être souillé simplement en touchant quelque chose qu'un païen avait touché. Jésus guérit maintenant un païen et c'est-là à leurs yeux une infraction à leurs lois. Ce n'était pas une infraction aux lois de Dieu parce que les Juifs étaient supposés être une lumière et une bénédiction pour les païens (Ésaïe 49.6), ce que Jésus faisait. Les pharisiens avaient toutefois créé tellement de règles pour éviter l'idolâtrie des païens qu'ils avaient perdu toute possibilité de les gagner.

24Jésus, étant parti de là, s'en alla dans le territoire de Tyr et de Sidon. Il entra dans une maison, désirant que personne ne le sût; mais il ne put rester caché.

Jésus quitte Capernaüm et s'en va à la frontière la plus lointaine du pays pour éviter les foules et Ses ennemis.

25 Car une femme, dont la fille était possédée d'un esprit impur, entendit parler de lui, et vint se jeter à ses pieds. 26 Cette femme était grecque, syro-phénicienne d'origine. Elle le pria de chasser le démon hors de sa fille.

La femme était païenne mais elle croyait au pouvoir de Jésus. Son approche était différente de celle des chefs juifs.

Jésus lui dit: 27 Laisse d'abord les enfants se rassasier; car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. 28 Oui, Seigneur, lui répondit-elle, mais les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des enfants.

Jésus répond à sa demande en décrivant Sa mission primordiale: nourrir les enfants (le peuple choisi, c'est-à-dire les Israélites), et leur prêcher la bonne nouvelle selon la Parole. Dans cette société, très peu de familles gardaient des animaux domestiques et quand ils le faisaient, ils leurs donnaient les restants de table comme nourriture. Jésus dit : « Laisse d'abord les enfants se rassasier; car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens. » La femme comprend que la justice doit être faite d'abord, mais elle plaide : « Après que les enfants ont mangé, les animaux ne reçoivent-ils pas les restants ? » Elle accepte sa position (le Messie était envoyé aux Juifs et non pas aux païens), mais sa situation est désespérée et sa foi en Jésus la pousse à demander Son aide malgré tout.

29 Alors il lui dit: à cause de cette parole, va, le démon est sorti de ta fille. 30 Et, quand elle rentra dans sa maison, elle trouva l'enfant couchée sur le lit, le démon étant sorti.

Jésus accomplit un miracle, cette fois à distance, exerçant seulement Sa volonté en chassant le démon. C'est un autre exemple de Jésus S'adressant à un problème commun de l'époque :

  • Les évangiles citent 80 cas où Il a fait face à des démons ou mauvais esprits.
  • Contrairement à leur caractérisation dans les livres et les films populaires, les démons décrits dans les Écritures ne se manifestaient jamais eux-mêmes comme des monstres ou des personnes hors de ceux qu'ils possédaient. Leur présence était connue en raison des souffrances qu'ils causaient et, parfois, de leurs brèves énonciations en présence de Jésus.

Le sourd-muet — 7.31-37

Jésus retourne à la région où le démoniaque avait vécu et cette fois les foules l'accueillent avec enthousiasme.

31 Jésus quitta le territoire de Tyr, et revint par Sidon vers la mer de Galilée, en traversant le pays de la Décapole. 32 On lui amena un sourd, qui avait de la difficulté à parler, et on le pria de lui imposer les mains.

Une foule se rassemble et veut voir un miracle. Ils disent à Jésus d'imposer les mains sur l'homme pour le guérir. Jésus le fait pour prouver Son identité, et non pas pour donner un spectacle.

33 Il le prit à part loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et lui toucha la langue avec sa propre salive; 34 puis, levant les yeux au ciel, il soupira, et dit: Éphphatha, c'est-à-dire, ouvre-toi. 35 Aussitôt ses oreilles s'ouvrirent, sa langue se délia, et il parla très bien. 36 Jésus leur recommanda de n'en parler à personne; mais plus il le leur recommanda, plus ils le publièrent.

L'homme est confus alors Jésus le prend à l'écart pour qu'ils soient seuls. Il doit lui communiquer ce qu'Il est sur le point de faire et Il utilise différentes méthodes:

  • Ses doigts dans les oreilles pour signaler qu'Il reconnaît sa surdité.
  • Il touche sa langue de Sa salive pour reconnaître aussi son incapacité de parler.
  • Il soupire et lève les yeux vers les cieux pour montrer que c'est de là que vient la solution. C'était une manière de communiquer que les prières de cet homme (soupir) avaient été entendues et allaient être exaucées.
  • Jésus le regarde et dit : « Ouvre-toi, » et le fait que l'homme entende et réponde est signe que le miracle a pris place.
37 Ils étaient dans le plus grand étonnement, et disaient: Il fait tout à merveille; même il fait entendre les sourds, et parler les muets."

Encore une fois, Marc commente que la réaction des gens démontre leur conviction quant à la réalité de ces miracles.

Jésus nourrit les quatre mille — 8.1-21

1En ces jours-là, une foule nombreuse s'étant de nouveau réunie et n'ayant pas de quoi manger, Jésus appela les disciples, et leur dit: 2 Je suis ému de compassion pour cette foule; car voilà trois jours qu'ils sont près de moi, et ils n'ont rien à manger. 3 Si je les renvoie chez eux à jeun, les forces leur manqueront en chemin; car quelques-uns d'entre eux sont venus de loin. 4 Ses disciples lui répondirent: Comment pourrait-on les rassasier de pains, ici, dans un lieu désert? 5 Jésus leur demanda: Combien avez-vous de pains? Sept, répondirent-ils. 6 Alors il fit asseoir la foule par terre, prit les sept pains, et, après avoir rendu grâces, il les rompit, et les donna à ses disciples pour les distribuer; et ils les distribuèrent à la foule. 7 Ils avaient encore quelques petits poissons, et Jésus, ayant rendu grâces, les fit aussi distribuer. 8 Ils mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta sept corbeilles pleines des morceaux qui restaient. 9 Ils étaient environ quatre mille. Ensuite Jésus les renvoya. 10 Aussitôt il monta dans la barque avec ses disciples, et se rendit dans la contrée de Dalmanutha.

11 Les pharisiens survinrent, se mirent à discuter avec Jésus, et, pour l'éprouver, lui demandèrent un signe venant du ciel. 12 Jésus, soupirant profondément en son esprit, dit: Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe? Je vous le dis en vérité, il ne sera point donné de signe à cette génération. 13 Puis il les quitta, et remonta dans la barque, pour passer sur l'autre bord.

14 Les disciples avaient oublié de prendre des pains; ils n'en avaient qu'un seul avec eux dans la barque. 15 Jésus leur fit cette recommandation: Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens et du levain d'Hérode. 16 Les disciples raisonnaient entre eux, et disaient: C'est parce que nous n'avons pas de pains. 17 Jésus, l'ayant connu, leur dit: Pourquoi raisonnez-vous sur ce que vous n'avez pas de pains? Êtes-vous encore sans intelligence, et ne comprenez-vous pas? 18 Avez-vous le cœur endurci? Ayant des yeux, ne voyez-vous pas? Ayant des oreilles, n'entendez-vous pas? Et n'avez-vous point de mémoire? 19 Quand j'ai rompu les cinq pains pour les cinq mille hommes, combien de paniers pleins de morceaux avez-vous emportés? Douze, lui répondirent-ils. 20 Et quand j'ai rompu les sept pains pour les quatre mille hommes, combien de corbeilles pleines de morceaux avez-vous emportées? Sept, répondirent-ils. 21 Et il leur dit: Ne comprenez-vous pas encore?

C'est la deuxième fois que Jésus fait ce miracle (Marc ne répéterait pas le même événement dans son évangile). La situation et le résultat sont semblables mais la foule et le lieu sont différents (versets 1-10). Ce miracle prépare la scène pour l'enseignement que Jésus donnera à Ses disciples quand ils quitteront cet endroit.

Il les avertit concernant les enseignements et les tricheries des pharisiens maintenant qu'Il a subi leur colère en les condamnant publiquement. Il le fait en utilisant une expression qui compare leur mal au levain caché dans la pâte. Les Apôtres ne saisissent pas Son avertissement et pensent qu'Il les réprimande pour avoir oublié d'apporter le pain qui était resté après la multiplication miraculeuse pour les 4000. Jésus les châtie, non pas pour avoir oublié le pain. Il leur reproche de ne pas comprendre ce que tous les miracles et les enseignements signifient (qu'Il est le Fils de Dieu).

Guérison de l'aveugle

22 Ils se rendirent à Bethsaïda; et on amena vers Jésus un aveugle, qu'on le pria de toucher. 23 Il prit l'aveugle par la main, et le conduisit hors du village; puis il lui mit de la salive sur les yeux, lui imposa les mains, et lui demanda s'il voyait quelque chose. 24 Il regarda, et dit: J'aperçois les hommes, mais j'en vois comme des arbres, et qui marchent. 25 Jésus lui mit de nouveau les mains sur les yeux; et, quand l'aveugle regarda fixement, il fut guéri, et vit tout distinctement. 26 Alors Jésus le renvoya dans sa maison, en disant: N'entre pas au village.

Ici Jésus fait un autre grand miracle, Il guérit un aveugle. Comme quand Il avait guéri le sourd-muet, ce miracle est accompli par étapes pour aider l'individu à saisir ce qui lui arrive.

Jésus a besoin de temps et de liberté pour compléter Son ministère dans la région alors Il dit à cet homme de ne pas révéler sa guérison publiquement.

La confession de Pierre

27Jésus s'en alla, avec ses disciples, dans les villages de Césarée de Philippe, et il leur posa en chemin cette question: Qui dit-on que je suis? 28 Ils répondirent: Jean Baptiste; les autres, Élie, les autres, l'un des prophètes. 29 Et vous, leur demanda-t-il, qui dites-vous que je suis? Pierre lui répondit: Tu es le Christ. 30 Jésus leur recommanda sévèrement de ne dire cela de lui à personne.

Il semble que la guérison graduelle du sourd-muet et la guérison semblable de l'aveugle symbolisent l'ouverture graduelle des oreilles et des yeux spirituels des Apôtres. Jésus leur demande maintenant directement ce qu'ils croient à Son sujet, et Pierre reconnaît la conclusion vers laquelle tous les miracles et enseignements pointent: que Jésus est le Messie. Avec cette confession, Jésus atteint enfin Son premier but avec Ses Apôtres. Ils croient à l'évidence devant eux et reconnaissent la conclusion qui s'impose.

Jésus les avertit de ne pas partager cette vérité tout de suite. Prêcher maintenant ce qu'ils croient à Son sujet causerait des émeutes. Il y a un autre but important à Son ministère et Il commence à le décrire immédiatement après leur confession de foi.

Le coût d'être disciples — 8.31-38

31Alors il commença à leur apprendre qu'il fallait que le Fils de l'homme souffrît beaucoup, qu'il fût rejeté par les anciens, par les principaux sacrificateurs et par les scribes, qu'il fût mis à mort, et qu'il ressuscitât trois jours après.

Maintenant Jésus leur révèle le but de Son ministère, la raison pour laquelle le Messie devait venir et Sa fin ici-bas.

32 Il leur disait ces choses ouvertement. Et Pierre, l'ayant pris à part, se mit à le reprendre. 33 Mais Jésus, se retournant et regardant ses disciples, réprimanda Pierre, et dit: Arrière de moi, Satan! car tu ne conçois pas les choses de Dieu, tu n'as que des pensées humaines.

Pierre démontre qu'il n'a pas entièrement saisi ce que Jésus vient de leur révéler. Il voit la mort de Jésus comme l'échec de Son ministère et essaie de Le faire changer d'idée. Jésus le réprimande fortement pour qu'aucun autre Apôtre ne soit emporté par ses doutes et sa crainte. Jésus établit ici le critère pour ceux qui veulent être disciples du Messie. Ils croient maintenant qu'Il est le Messie, alors voici ce qu'Il exige de ceux qui Le suivent et pourquoi:

  • Il exige que chacun choisisse qui il suivra.
  • S'ils Le suivent, même jusqu'à la mort, Il les sauvera.
  • Personne d'autre ne pourra les sauver.

Jusqu'ici, ils avaient fait bon voyage:

  • Jésus fournissait l'enseignement qui ouvrait leurs yeux et leurs cœurs.
  • Il accomplissait des miracles extraordinaires qui les ébahissaient.
  • Il dénonçait les pharisiens qui les avaient limités si longtemps.
  • Il les nourrissait, les guérissait et les encourageait.
  • Il recevait la critique et les attaques des gens et des chefs religieux.

Après les avoir ainsi servi, Jésus leur dit qu'ils doivent choisir s'ils Le suivent ou non, et la vie de leur âme en dépendra. C'est là le choix de chaque disciple de Jésus Christ, à toute époque. Il vient un moment où chacun doit s'engager d'une manière ou d'une autre.

Après avoir mis Ses Apôtres au défi d'un engagement plus profond, Jésus continu Son œuvre de miracles et d'enseignement, leur ouvrant les yeux encore plus alors qu'Il les guide vers l'apogée de Son ministère terrestre.

Passage à lire : Marc 9:1-10:52