Livre : 
eBook (.pdf)
Langues :
English
 

Colossiens 1.18-29

Par Michel Mazzalongo Publié : Fri. June 19
La troisième partie d'une série de leçons explorant l'enseignement sur la prééminence de Jésus dans les relations personnelles.

Nous avons établi l'idée que le thème de l'épître de Paul aux Colossiens est la prééminence du Christ. Il démontre Sa prééminence afin de combattre les faux-enseignants qui tentent de formuler un nouvel évangile ou de nouveaux enseignements minimisant la personne et l'œuvre de Jésus. Pour cette raison il se concentre sur le fait que Jésus est premier ou prééminent dans tout domaine de création et de vie spirituelle.

Dans notre chapitre précédent (Colossiens 1.3 à 2.7), Paul démontre la prééminence du Christ dans les relations personnelles. Par exemple, dans une chaîne d'autorité qui s'étire de Dieu jusqu'à l'homme, Paul montre que Jésus constitue chaque maillon qui permet une telle relation. Il dit que cette chaîne commence avec la relation de Jésus avec Dieu en tant que Fils divin et se termine avec la relation de Jésus avec l'homme en tant que tête de l'Église à laquelle tous les hommes sont appelés.

Jésus a une relation prééminente avec Dieu ainsi qu'avec l'homme et tout ce qui se trouve entre celles-ci. Au verset 18 du premier chapitre de Colossiens, Paul continue à établir l'idée de la prééminence de Jésus dans les relations personnelles.

Les raisons pour lesquelles Jésus est prééminent – 1.18-23

Dans la section précédente Paul liste les preuves de crédibilité de Jésus quant à Sa position telle qu'elle se voit de la perspective de Dieu :

  • Il est l'image du Dieu invisible ;
  • le premier-né de toute la création ;
  • la puissance de la création;
  • le dessein de la création ;
  • le soutien de la création ;
  • la tête de l'Église.

Dans la section suivante, il explique pourquoi Il a droit à ces positions à nos yeux et non seulement aux yeux de Dieu :

Aux yeux de Dieu, Jésus est Dieu et fait partie de la déité ; il n'a besoin d'aucune justification pour Sa position.

Étant donné que nous sommes humains et que nous ne pouvons voir les choses du point de vue de Dieu, Dieu nous donne une raison de croire et d'accepter la position prééminente de Jésus d'une perspective humaine et l'explique aux Colossiens aux versets 18 à 23.

Il est la tête du corps de l'Église ; il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, afin d'être en tout le premier. – v. 18

V. 18a - Paul donne le lien final dans la chaîne d'autorité de Jésus, la tête de l'Église. Jésus a la relation prééminente avec l'homme parce qu'Il est la tête de l'Église.

V. 18b - Jésus est la tête de l'Église à cause de Sa résurrection. Il est prééminent dans toutes les choses déjà mentionnées à cause de Sa résurrection d'entre les morts. Sa résurrection est la preuve visible dont ils avaient besoin afin de croire toutes les choses invisibles mentionnées. Sa résurrection confirmait Sa prééminence dans chaque relation dans le temps (la création, l'Église) et dans l'éternité (de nouveaux cieux et une nouvelle terre).

V. 19-20 - Paul répète avec plus de détails ce qu'il a dit d'une manière très concise au verset 18 :

19 Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui ; 20 il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. – v. 19-20

Que Jésus était divin, verset 19. La méthode par laquelle Il est devenu la tête de l'Église, verset 20 :

  • Rédemption : le prix
  • Résurrection : la preuve
  • Réconciliation : le produit

Ils doivent se rappeler de garder un œil sur les faux-enseignants et leurs doctrines. Paul met beaucoup d'efforts à expliquer pourquoi Jésus est la tête de l'Église et par conséquent pourquoi leur allégeance devrait Lui revenir exclusivement. Il omet de mentionner à quel point ces faux-enseignants sont inadéquats et sans valeur dans leur tentative d'enlever à Jésus Sa prééminence due à ce qu'Il a fait pour elle. Aucun d'entre eux n'est mort ni ressuscité !

À travers Sa mort et Sa résurrection, Jésus a réuni Dieu et l'homme et ainsi complété le cercle de Son autorité.

21Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, 22 pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche,23 si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l'espérance de l'Évangile que vous avez entendu, qui a été prêché à toute créature sous le ciel, et dont moi Paul, j'ai été fait ministre. – v. 21-23

V. 21-23 - Paul répète la même idée (que Jésus réunit Dieu et l'homme par Sa croix) mais il y ajoute une condition importante dans la poursuite de cette relation : la fidélité.

V. 21 - Leur condition ultérieure : hostiles envers Dieu et coupables de mal.

V. 22 - Comment Jésus a accompli la réconciliation et ce qu'elle produit (la transformation de pécheurs en saints acceptables devant Dieu).

V. 23 - Les conditions :

  • Persévérer dans la foi. Continuer à croire et à enseigner la doctrine de Jésus et des Apôtres. L'exactitude de la doctrine est importante parce qu'elle préserve leur relation avec le Christ.
  • Persévérer dans l'espérance. Continuer dans l'assurance, la confiance, l'attente de ce que l'évangile promet (le pardon, la résurrection, la vie éternelle).

C'est là un avertissement pour eux que s'ils abandonnent les enseignements de Jésus et des Apôtres, ils perdront éventuellement les bénédictions qui en résultent.

C'est là la raison pour laquelle ils doivent être prudents quant à la doctrine !

À la fin du verset 23, Paul crée une autre transition qui lui aidera à passer des preuves de crédibilité du Christ qui en font la tête de l'Église (Sa mort sur la croix et Sa résurrection), aux preuves de sa propre crédibilité qui le confirment comme ministre ou enseignant de l'évangile et des doctrines du Christ. Le mot crucial est ministre. Il a déjà établi pourquoi Jésus est prééminent, il établira maintenant pourquoi il a lui-même la crédibilité dans sa prédication du message de Jésus à l'Église en tant que ministre de l'évangile.

Pourquoi Paul est un ministre crédible – 1.24-29

La manière dont ces faux-enseignants opéraient n'était peut-être pas limitée à la falsification de l'évangile et des doctrines enseignées par les Apôtres. Ils peuvent aussi avoir essayé de discréditer Paul en tant qu'Apôtre, enseignant et ministre. Sinon, il n'y aurait pas de raisons pour Paul de réviser avec eux son histoire et sa souffrance personnelles pour l'Église. Il met ainsi ses lecteurs au défi de comparer son ministère (qui inclue d'avoir souffert pour eux) au ministère des faux-enseignants (qui sont dépourvus d'un tel engagement et sacrifice).

Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l'achève en ma chair, pour son corps, qui est l'Église. – v. 24

Il leur dit que peu importe les tribulations qu'il endure à cause de son travail pour l'Église (universelle), il le fait avec joie comme un ministre appointé par Dieu. Il soulève la question de sa souffrance non pas comme une plainte, mais pour affirmer que la souffrance dans sa vie est acceptée avec joie. Et il souffre parce que c'est sa part du ministère de souffrir une portion des persécutions dirigées vers le Christ.

Il ne dit pas que Jésus n'a pas assez souffert pour payer pour les péchés et que conséquemment Paul doit maintenant souffrir ce qui manque. Quand Jésus a dit sur la croix : « C'est fini », cela signifiait que Son sacrifice était complet, que l'œuvre de rédemption était accomplie.

Le mal et les persécutions envers le Christ continueront jusqu'à la fin des temps et ceux qui les endurent sont ceux qui Le suivent (Matthieu 5.11-12).

Paul dit qu'en tant que ministre (et spécialement en tant qu'Apôtre), il doit supporter plus de souffrances (il a été emprisonné étant considéré un dirigeant dans l'Église), et il s'en réjouit.

25 C'est d'elle que j'ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m'a donnée auprès de vous, afin que j'annonçasse pleinement la parole de Dieu, 26 le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints, 27 à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir : Christ en vous, l'espérance de la gloire. – v. 25-27

Pour ne pas qu'ils identifient la souffrance comme son ministère, il clarifie ce qu'est son ministère ; ils verront ainsi que la souffrance est causée par le ministère et non l'inverse. Il n'est pas un moine qui s'impose lui-même de souffrir.

Paul leur rappelle son rôle spécial parmi les Apôtres comme celui qui prêchait l'évangile aux païens. C'est là son ministère. Cet évangile, ce mystère, n'aurait jamais été connu s'il n'avait été révélé par Dieu. Cette révélation n'aurait jamais été communiquée aux païens si Dieu n'avait spécifiquement choisi et envoyé Paul pour la leur prêcher. Cette révélation est que Dieu offre la vie éternelle (l'espérance de la gloire) à tous (Juifs ou non) sur la base de la foi en Jésus Christ.

Il n'y a plus d'information cachée à révéler.

28 C'est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ. 29 C'est à quoi je travaille, en combattant avec sa force, qui agit puissamment en moi. – v. 28-29

Le but de Paul dans son ministère est d'amener chaque personne au point du salut et à la récompense finale en Christ. C'est ce qu'il s'efforce d'accomplir et il sait que son œuvre et ses efforts sont en accord avec la puissance et la volonté de Dieu ; et il attribue tout succès au Seigneur. C'est encore une fois un défi silencieux aux Colossiens d'examiner l'œuvre et les motifs des faux-enseignants parmi eux.

Paul révise donc dans cette section ses qualifications en tant qu'enseignant afin qu'ils puissent les comparer à celles qui sont avancées par les faux-enseignants.

  1. Il partage les souffrances du Christ. Tout comme Jésus a souffert pour établir l'Église, Paul souffre à cause de son ministère pour l'Église.
  2. Il est ministre de l'Église. Paul a été choisi par Dieu pour conduire le ministère particulier de prêcher aux païens.
  3. Il prêche la Parole de Dieu. L'Apôtre présente aux païens le contenu entier de la révélation de Jésus Christ que Dieu lui a donnée.

Les faux-enseignants ne sont pas à la hauteur de Paul quand il compare ses qualifications pour le ministère aux leurs : ils agissent pour le profit ou le pouvoir, ils se sont appointés eux-mêmes à leur position, leurs enseignements sont opposés ou ajoutés à la révélation du Christ.

Sommaire

Cela complète la section qui traite de la prééminence du Christ dans les relations personnelles. Paul explique qu'à cause de la position de Jésus dans la Divinité, derrière la création et sur l'Église, Sa relation est prééminente dans tout domaine de l'existence.

Autrement dit, tout ce qui existe est d'abord connecté à Lui (Dieu, la création, l'Église). Puis il montre que par vertu de son appel par le Christ et de son ministère, il (Paul) est un enseignant prééminent dans l'Église (en comparaison aux faux-enseignants).

Au chapitre suivant Paul expliquera que les enseignements de Jésus sont prééminents dans la doctrine.

Leçons

1. Les méthodes des faux-enseignants sont toujours les mêmes.

Les temps et la culture changent mais les faux-enseignants utilisent les mêmes tactiques à travers l'histoire.

  • Ils amoindrissent la position de Jésus en tant que Messie et Seigneur.
  • Ils pervertissent la doctrine.
  • Ils ajoutent à l'évangile ou le modifient et ils font de même pour les enseignements des Apôtres (nouvelles règles, nouvelles révélations). Jude 3. nous avons déjà la révélation complète.

2. L'Évangile produit tout ce que Dieu veut pour nous.

Dieu veut que les âmes reçoivent Jésus Christ et soient sauvées à travers Lui. Une fois que nous sommes unis au Christ à travers la foi (exprimée par la repentance et le baptême), nous avons droit à toutes les bénédictions. Il n'y a pas d'autres conditions, pas d'autres mystères à connaître, pas d'autres messies à venir. Une fois que nous sommes dans une relation avec le Christ, nous sommes en sûreté à jamais (Colossiens 1.28).

3. La souffrance est une partie normale du christianisme.

Que ce soit la souffrance de la chair quand nous la privons du péché qu'elle désire, ou la persécution par le monde des incroyants parce que nous affirmons ce que nous croyons être vrai et bien, ou le fardeau de la fatigue et des inconvénients quand nous renonçons à nous-mêmes pour servir les autres.

Plus nous sommes près du Christ, mieux nous suivons Son exemple. Plus notre engagement au service dans l'Église est profond, plus notre inconfort et notre souffrance en ce monde seront grands.

Ne soyons donc pas surpris ni découragés quand cela se produit. Comme Paul et Jacques, considérons une joie que de souffrir pour les mêmes sortes de fardeaux que Jésus a soufferts pour sauver nos âmes. C'est alors qu'Il est le plus près de nous.